Depuis des mois, un silence pesant s’est installé dans l’espace public. Les partis politiques si prompts à occuper la scène médiatique et le terrain, semblent avoir déserté le débat national.
L'audience de rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle, marquant le début effectif de ses activités, se tient aujourd'hui, troisième jeudi du mois en cours, au palais de la Constitution. Cette audience, à laquelle prendra part le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, intervient plus de deux semaines après la nomination des juges constitutionnels et l'élection triomphale de Dieudonné Aba'a Owono à la présidence de cette haute juridiction.
La lutte contre l'insécurité devrait se traduire dans les prochains jours par une présence plus accrue des Forces de police nationale (FPN) sur le terrain. Bien qu'il soit impossible de mettre un policier derrière chaque citoyen, les FPN, de jour comme de nuit, devraient marquer leur présence en écumant les artères et quartiers des principales villes du pays.
Face à la recrudescence de l’insécurité dans les grandes villes du pays, le gouvernement entend reprendre fermement la main. Hier, 13 janvier, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a présidé une réunion de haut niveau avec le Haut commandement des Forces de police nationale (FPN), dans une dynamique de réaffirmation de l’autorité publique et de contrôle sécuritaire sur l’ensemble du territoire national.
Pour la huitième année consécutive, un acte de piraterie maritime a été enregistré au Gabon. Dans la nuit du 10 au 11 janvier courant, 9 pêcheurs asiatiques ont été kidnappés par des pirates à bord d'un chalutier comptant 13 personnes, rapportent diverses sources.
L’attaque d'un chalutier dans les eaux gabonaises dépasse le simple fait divers maritime. Tant il (re)met en lumière la fragilité du Golfe de Guinée, espace stratégique où se croisent enjeux économiques et défis sécuritaires persistants.
Longtemps considérée comme une menace diffuse, la piraterie maritime a gagné en intensité et en sophistication sur cette voie de navigation ces dernières années. Le combat contre ce fléau, au même titre que toutes les autres formes d'atteinte aux biens et personnes, s'impose comme l'une des principales priorités pour la nouvelle équipe gouvernementale nommée le 1er janvier.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé, le 10 janvier à la salle du Conseil interministériel, un séminaire gouvernemental. Axés autour du thème : "Performance, probité et patriotisme : l'action publique au service de la croissance inclusive et du développement", ces travaux constituent une volonté manifeste de rompre avec les pratiques du passé à l'origine de l'inefficacité de l'action publique.
Ancien vice-président de la République Pierre-Claver Maganga Moussavou se positionne désormais comme conseiller. Il l’a affirmé hier lors d’une conférence de presse, à l’heure où le pays prévoit un budget de 2 000 milliards d’investissements.
En inaugurant ses salutations protocolaires avec la presse lors de sa prestation de serment le 4 septembre 2023, le président Brice Clotaire Oligui Nguema avait envoyé un message politique clair : celui d’un pouvoir disposé à composer avec le regard critique des médias.
"Nous sommes cette base arrière destinée à assurer le ravitaillement en idées, suggestions de l'exécution des tâches que vous nous confiez au quotidien". Par ces mots, la secrétaire générale de la présidence de la République, Murielle Minkoue-Mintsa, a traduit l'engagement plein et entier des personnels de cette institution aux côtés du chef de l'État Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’année 2025 aura été, selon le chef de l’État, "une période particulièrement intense pour notre pays". Échéances électorales majeures, débats structurants et attentes accrues des citoyens ont placé les médias gabonais sous pression.