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Société & Culture

Violence scolaire au Gabon : "à 13 ans, on peut déjà briser sa vie à coups de poing"

Lionnel Engonga, président de SOS Prisonniers

"Ils ignorent souvent qu'en rendant un coup, en sortant une lame ou en frappant un camarade, ils franchissent une ligne que la loi a tracée avec précision. Au Gabon, la responsabilité pénale commence à 13 ans. Passé cet âge, un élève auteur de violence scolaire n'est plus seulement convoqué chez le proviseur : il peut être conduit devant un juge", a rappelé Lionnel Engonga, président de SOS Prisonniers.

La violence en milieu scolaire n'est pas une simple affaire de discipline interne. Coups et blessures, port d'armes, harcèlement aggravé, ces actes sont qualifiés pénalement. Les conséquences tombent vite et durement : poursuites judiciaires, amendes, placement en détention, et surtout, un casier judiciaire qui suivra l'élève toute sa vie professionnelle. "Un an de prison, c'est cinq ans d'études sacrifiées et une insertion compromise avant même d'avoir commencé", a-t-il martelé.

Ce que la loi ne pardonne pas, c'est la disproportion. Frapper en réponse à une moquerie, blesser pour se défendre d'une bousculade : la légitime défense existe, mais elle exige une stricte proportionnalité entre l'agression subie et la riposte exercée. Au-delà, c'est l'agresseur qui devient coupable aux yeux du tribunal, peu importe qu'il ait été victime le premier.

Face à ce constat, l'ONG SOS Prisonniers sillonne cette semaine les établissements de Libreville pour marteler un message sans détour : la violence scolaire n'est pas un rite de passage, c'est une infraction. Et pour un jeune de quinze ans, échanger un avenir contre quelques secondes de colère est le marché le plus désastreux qui soit.

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