Le second tour des élections professionnelles a bel et bien eu lieu mercredi dernier dans plusieurs ministères, mais sous le feu nourri des critiques, 14 centrales syndicales jugeant le processus "illégal et mal préparé". Tout en accusant le gouvernement de saboter le syndicalisme dans l'administration publique.
Pour ces centrales syndicales, l'organisation de ce second tour est une "incohérence”. En leur nom, Emmanuel Mve Mba, estime qu'on ne devait pas l'organiser puisque le premier tour n'a pas été satisfaisant.
Citant ainsi les cas de l'Education nationale et de la Santé où, selon lui, tous les postes sont déjà pourvus. "Mais on amène encore les gens de l'Education nationale au second tour pour aller faire quoi ?", s'interroge-t-il.
La principale accusation porte sur le choix d'organiser le scrutin au niveau des délégués du personnel. Un mécanisme que les syndicats jugent inexistant dans l'administration gabonaise. Les centrales dénoncent aussi l'absence d'une période d'enrôlement des agents , indispensable, selon Mve Mba, puisque tous les travailleurs ne sont pas syndiqués.
"Quand on dit personnes inscrites, ça veut dire qu'on ouvre une période d'enrôlement, parce que tous les agents publics ou encore tous les travailleurs ne sont pas forcément des syndiqués. Il y a des administrations où ils n'existent même pas de syndicat", souligne-t-il.
"Nous insistons à dire que ça n'a pas été une élection, le président doit trancher : valider un scrutin contesté ou répondre à l'appel à l'annulation pour préserver la crédibilité du dialogue social", a conclu Emmanuel Mve Mba.
random pub
