Des accusations trop rapides ? Depuis la panne qui a paralysé le service d'achats d'unités Edan par Mobile money à la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), trois agents sont pointés du doigt. Accusés d’être à l’origine de la coupure, ils sont aujourd’hui au coeur d’une polémique sur les réseaux sociaux. Des centaines de followers estiment que plusieurs éléments sèment le doute sur la responsabilité réelle des agents présentés à la télévision.
Selon les premiers éléments communiqués par la Direction de la SEEG, la défaillance serait liée à une manipulation anormale, un sabotage. Les trois agents concernés auraient été suspendus dans la foulée et remis aux mains de la justice. Problème, plusieurs internautes, dans leurs réactions, relèvent qu'aucune donnée technique, aucun rapport d’audit indépendant n’a été rendu public à ce stade sur cet incident spécifique. Pis, qui avait les accès ? Les droits d’administrateurs du réseau Edan étaient-ils réellement détenus par ces trois agents ?
D'autant que ce système repose sur une architecture numérique complexe, avec des sauvegardes et des serveurs distants. "Une simple manipulation humaine seule suffit-elle à faire tomber toute la plateforme ?", interroge Axelle Mihindou sur Facebook. Dans la foulée, plusieurs autres questions émergent. Pourquoi les systèmes de sécurité n’ont-ils pas pris le relais ? L’entreprise ne dispose-t-elle pas d’un dispositif sécuritaire permettant une bascule automatique ? Cette nouvelle défaillance semble poser un problème profond.
Les conclusions semblent un peu trop expéditives. La mise en place d’une commission d’enquête indépendante apporterait peut-être toute la lumière à ces questions. "On ne peut pas sacrifier trois agents sans véritable audit, sans expertise externe", réagit l’internaute Arnaud Evouna.
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