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Ebomaf : la méthode pour tenir les délais dans la Ngounié

Chantier d'Ebomaf dans la Ngounié.

Dans un pays où certaines entreprises traînent trop souvent sur les grands chantiers, la visite du directeur général d'Ebomaf, Ismaël Bonkoungou, la semaine dernière sur les axes Lebamba-Mbigou et Yombi-Mandji envoie un signal fort : Ebomaf BTP Gabon semble avoir choisi la proximité et l’exigence comme boussole. Sur les réseaux sociaux, les réactions abondent.

Le DG et sa délégation ont marché sur les emprises, au PK 5+284, entre les PK 8+400 et 8+800, au PK 14+628. Ils ont vu les compacteurs, les D8, les camions-bennes.

Cette méthode a deux effets immédiats. D’abord, elle met une pression positive : quand le patron est sur le radier, l’équipe accélère. Ensuite, elle lève les blocages. Un problème d’approvisionnement ? La carrière du PK 19+200 tourne à plein. Un retard sur une base-vie ? Les sites de Lébamba et Mbigou sont en extension.

Dans la Ngounié, où l’enclavement coûte cher aux populations, cette présence physique fait la différence entre un projet qui dort et un projet qui avance. Ebomaf ne semble pas faire dans la demi-mesure. L’entreprise a injecté un parc d’engins conséquent et déployé en parallèle les outils industriels : unités de concassage, centrales à béton, ateliers de préfabrication, centrale d’enrobé.

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Sur Lebamba-Mbigou, 84 km, comme sur Yombi-Mandji, la logique est la même : attaquer sur plusieurs fronts pour gagner du temps. C’est pourtant coûteux. Mais c’est la seule façon de respecter les engagements pris avec l’État gabonais et de montrer qu’un acteur africain privé peut tenir le rythme d’un programme national.

Au-delà de la route : désenclaver durablement. En reliant plus vite Lebamba à Mbigou, en ouvrant Yombi-Mandji, Ebomaf et le gouvernement travaillent sur une chaîne de valeur : évacuation des produits agricoles, accès aux soins, circulation des biens, sécurité. Autrement dit, on ne construit pas juste une route. On prépare le développement.

Le rappel du DG aux équipes sur la sécurité et la discipline n’est donc pas anodin. Un chantier rapide ne doit pas être un chantier bâclé. Performance doit rimer avec responsabilité.

Visiblement, Ebomaf BTP Gabon impose un style : moins de discours, plus de chantier. Moins de promesses, plus de résultats visibles. Le Gabon a besoin de ça. Si cette cadence est maintenue, les axes Lebamba-Mbigou et Yombi-Mandji peuvent devenir la vitrine de ce que peut donner un partenariat public-privé quand il est porté par une volonté d’entreprise et un suivi rapproché.

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