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Sur le Net

La colère 2.0 ou la jalousie qui vire au drame ?

Incendie à Akanda

Depuis le début de cette semaine qui s'achève, une vidéo et des photos font le tour de WhatsApp : une maison familiale partie en fumée après qu'une femme y a mis le feu. La raison évoquée par les voisins laisse sans voix : son conjoint serait rentré trop tard à la maison.

Les faits se seraient déroulés cette semaine dans la commune d’Akanda. Selon les images d’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, une vive dispute aurait éclaté entre une femme et son conjoint. Motif : l’heure tardive du retour du conjoint à la maison.

La discussion aurait dégénéré. Quelques minutes plus tard, la femme aurait mis le feu à la maison familiale. Bilan : des dégâts matériels importants. Fort heureusement, aucune perte en vies humaines n’est à déplorer.

Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête. La mise en cause pourrait être interpellée et placée en garde à vue pour destruction volontaire par incendie.

Le buzz : c’est à cause de l’infidélité ou c’est de la pure folie ? Sur Facebook, TikTok et dans les groupes WhatsApp, l’affaire fait un tollé.

"Les femmes de maintenant là…", "La jalousie va tuer", "Elle a gâté la vie des enfants pour rien". Les commentaires fusent. Pour beaucoup, c’est l’exemple type d’un couple qui ne communique plus.

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Certains internautes tirent la sonnette d’alarme : "Et si c’était plus profond ? Violence conjugale, tromperie répétée, ras-le-bol ?". Pour eux, l’acte est condamnable, mais il cache peut-être une souffrance qu’on minimise.

Au-delà du buzz, ce fait divers pose un vrai problème. La gestion de la colère. Brûler son habitation, c’est détruire le toit de ses propres enfants. C’est un acte irréparable, pour un motif qui aurait dû se régler par la discussion, ou par une séparation. La violence n’a jamais résolu un retard.

En quelques minutes, l’affaire est devenue virale. On rit, on partage, on commente. Mais derrière l’écran, il y a une famille traumatisée, une famille à la rue.

Combien de couples explosent faute de dialogue, de médiation, de soutien ? Au Gabon, parler de thérapie de couple ou d’aide psychologique reste tabou. Résultat : ça explose. Parfois au propre comme au figuré.

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