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Politique

Michel Ongoundou Loundah : l'opposition comme boussole

Michel Ongoundou Loundah, président de REAGIR

Le président du parti "Réappropriation du Gabon, de son indépendance pour sa reconstruction" (REAGIR), Michel Ongoundou Loundah, s'est exprimé récemment sur l'actualité politique nationale. Il veut incarner une ligne claire, celle d’une opposition qui refuse d’être domestiquée.

La turbulence interne au sein de son parti ? Il la relativise avec une image puisée dans la culture Ambaama : "On ne vide pas son carquois dès qu’on aperçoit trois poils de gorille. On attend de voir la bête en entier", laisse-t-il entendre.

Jean-François Ndong Obiang revendique la tête du parti et annonce un congrès pour ce 28 mars, M. Ongoundou Loundah répond par la voie judiciaire, en saisissant les tribunaux pour ce qu’il qualifie d’actes de ‘‘délinquance’’.

Même maîtrise face au palais Rénovation. On lui parle de "main tendue". Il recadre les choses : "La main tendue suppose qu’il y a un conflit. Or le paysage politique est apaisé", indique-t-il.

Sa rencontre avec le chef de l’État ? Personnelle, en citoyen. REAGIR n’a reçu aucune proposition formelle. La distinction est politique autant que sémantique. Car derrière la prudence, il y a une doctrine. Depuis le "coup de libération" d’août 2023, l’espace politique gabonais a été, selon lui, "totalement atomisé". Reconstruire exige de ne pas brûler les étapes ni les principes. Il rapproche son parti de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), de l’Union du peuple gabonais (UPG) et d’autres formations. L’objectif : constituer un pôle d’opposition crédible.

"Quand il y a un pouvoir, il faut qu’il y ait des contre-pouvoirs. C’est même cette opposition qui peut rendre crédible l’action publique", précise-t-il. Sur la question de la sincérité, il est direct. Il distingue l’opposition du pouvoir de l’opposition au pouvoir. Si dialogue il doit y avoir avec le pouvoir, il pose ses conditions : sincérité, respect mutuel et un interlocuteur clairement identifié.

"Nous ne sommes pas des ennemis. Quand il s’agit du Gabon, chacun doit mettre ses états d’âme de côté", affirme-t-il.

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