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Chroniques

[La Semaine] - On croise les doigts !

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

Comme, cela tend à devenir un principe au Gabon, les grandes décisions publiques se prennent, ou du moins sont de plus en plus rendues publiques, en soirée, c'est jeudi soir que le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou, a annoncé la fin des poursuites judiciaires contre l'ancien ministre des Mines de la Transition et homme d'affaires, Hervé Patrick Opiangah.

Ce dernier était poursuivi pour présomption d'atteintes aux moeurs, par son ex-compagne. Une affaire qui avait fait grand bruit aussi bien au niveau national qu'international. Finalement, l'autorité judiciaire a prononcé un non-lieu consécutif à une insuffisance de preuves...

C'est l'un des sujets ayant marqué l'actualité de la semaine écoulée, tant ladite affaire avait fait coulé beaucoup d'encre et de salive. Surtout dans un Gabon où la présomption d'innocence n'existe plus ou presque.

Toutefois, un autre évènement, qui concerne le pays tout entier cette fois-ci, a également été enregistré au cours de la semaine qui s'est achevée hier. Il s'agit du lancement officiel du partenariat entre la SEEG et le groupe français Suez. Cette collaboration évaluée à un peu plus de 131 milliards de F CFA, est censée ouvrir de belles perspectives dans le sens de l'amélioration du service de l'eau potable, de la production jusqu'aux ménages, en passant par le stockage. Toute chose susceptible de réparer l'incapacité de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) à couvrir les besoins en eau des populations, surtout dans le Grand Libreville. Une situation qui avait suscité le courroux du président Brice Clotaire Oligui Nguema, au cours d'une réunion qu'il a dernièrement présidée au palais de la présidence de la République, et à laquelle avait pris part les responsables de la SEEG et ceux du groupe Suez ; tout comme le ministre de l'Accès universel à l'eau et à l'énergie...

Selon la SEEG, Suez doit lui apporter une assistance technique dans la gestion des ressources en eau, le traitement, la maintenance des équipements de production et de distribution, ainsi que dans la gestion des réseaux de transport de l'eau potable à Libreville et à l'intérieur du pays. Voilà qui, a priori, est de nature à susciter de l'espoir. Mais il faut vraiment croiser les doigts et espérer que ce partenariat connaisse un franc-succès. Même si, cette réussite souhaitée ne peut être synonyme de la fin des difficultés de la SEEG, puisqu'il restera l'épineux problème de la distribution de l'électricité, à l'origine des délestages qui polluent le quotidien des populations depuis plusieurs mois.

Autre fait ayant marqué l'actualité de la semaine écoulée, la fin de la mission d'une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Laquelle a nécessité dix jours d'une intense activité marquée par des séances de travail et autres échanges avec des responsables poilitico-administratifs gabonais.

On notera qu'au terme de cette mission, le gouvernement a officiellement transmis une requête pour l'ouverture d'un nouveau programme financier avec le FMI. Et un analyste de la situation économique et financière du Gabon de dire : "Là, les choses sérieuses vont commencer. Avec autant d'espoirs que d'appréhensions négatives !".

D'aucuns pourraient nous reprocher de ne pas mentionner la célébration du 58è anniversaire du Parti démocratique gabonais (PDG).

Notons tout simplement que les festivités ont eu lieu à Akanda. Et parmi les intervenants, l'actuel président du PDG, Blaise Louembe. "L'unité du parti à laquelle j'appelle est inclusive, a-t-il déclaré. Elle se fera sur les terres de nos ancêtres. Elle se fera sur les terres du président fondateur El Hadj Omar Bongo, ici au Gabon et nulle part ailleurs". Les oreilles du "Distingué camarade président" ont dû siffler outre mesure.

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