Aller au contenu principal
Faits divers & Justice

Lambaréné : Armand Bobizo, de la cavale à la prison pour 3 ans

Armand Bobiz

Le tribunal correctionnel de Lambaréné a condamné, le 15 septembre dernier, Armand Bobizo à 36 mois d'emprisonnement ferme et à 24 000 FCFA d'amende. Le prévenu devra également rembourser la somme de 176 000 FCFA à la partie civile, Angeline Nyomba-Boussougou.

Selon les éléments de la procédure, les faits remontent à quelques semaines avant le procès. Alors qu'Angeline Nyomba-Boussougou se trouvait à Libreville pour des obsèques, sa fille, restée au domicile familial à Lambaréné, aurait reçu la visite d'un homme disant chercher une chambre à louer. Se présentant comme agent de la société Maurel & Prom Gabon, Armand Bobizo aurait alors conclu un accord de location avec la famille.

--

À Lire aussi : Six élèves interpellées après une rixe au Lycée technique Agathe-Obendze

--

Au fil de la cohabitation, un lien de confiance se serait établi. D'après la plaignante, le locataire aurait proposé son aide pour faciliter l'importation de marchandises. Dans ce cadre, il aurait pris à crédit un bon de boisson et des parfums, puis sollicité plusieurs remises d'argent pour de prétendues transactions.

Le contact aurait ensuite été rompu, le numéro de téléphone du mis en cause devenant injoignable. Il est également reproché à Armand Bobizo d'avoir promis à la soeur de la plaignante de faciliter le recrutement de deux de ses enfants, contre remise de sommes pour la constitution des dossiers. C'est à l'occasion de cette promesse d'embauche que son interpellation a été rendue possible.

La soeur de la plaignante ayant composé le numéro laissé par l'intéressé, sa nièce aurait reconnu ce numéro comme étant celui de l'ancien locataire. Un rendez-vous a alors été convenu à Mitoné, sous prétexte de restitution d'argent et de dossiers. S'y étant présenté, Armand Bobizo a été interpellé puis présenté au parquet de Lambaréné, avant d'être placé en détention préventive.

À l'audience de vacation du 15 septembre, le prévenu a reconnu les faits qui lui étaient reprochés et a présenté ses excuses à la victime et au tribunal. Le Ministère public avait requis 36 mois fermes.

À noter que d'autres témoignages, faisant état de faits similaires et mettant en cause l'intéressé, ont été évoqués depuis cette condamnation. Ils portent toutefois sur des faits distincts de la présente procédure et n'ont pas été examinés par le tribunal dans ce dossier.

Armand Bobizo n'en est pas à sa première condamnation. En 2023, il avait déjà purgé une peine de 18 mois d'emprisonnement pour des faits de même nature.

random pub

Face à L'Union
Chaine WhatsApp L'Union
EDIG
image
Logo