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Politique

Crises africaines : l'UA clôt sa retraite de Libreville sur un appel à une paix durable

Retraite de l'UE à Libreville

Après quarante-huit heures de travaux à la Cité de la Démocratie, la 17e Retraite de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique s'est achevée hier.

Après une première journée consacrée aux cessez-le-feu et aux mécanismes de médiation, la second journée a été marquée par plusieurs panels en lien avec la participation des jeunes et des femmes dans les processus de paix, aux perspectives de cessez-le-feu dans le Sahel ainsi qu'aux mécanismes de dialogue national dans la Corne de l'Afrique. Les échanges ont ainsi mis en avant la nécessité d'une collaboration intergénérationnelle entre médiateurs expérimentés et jeunes acteurs afin de renforcer la légitimité des accords de paix et leur appropriation par les populations.

Concernant le Sahel, les participants ont débattu de la faisabilité d'une cessation durable des hostilités dans une région confrontée à une instabilité persistante. Les discussions ont également porté sur le rôle des organisations régionales, la crédibilité des institutions et l'intégration des acteurs évoluant en dehors des cadres multilatéraux classiques. Les travaux se sont ensuite poursuivis autour des défis liés au dialogue national dans la Corne de l'Afrique. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de facilitation et de favoriser une meilleure inclusion des différentes parties prenantes dans les processus de paix.

En clôturant les travaux, le Commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'UA, Bankole Adeoye, a insisté sur la nécessité de dépasser la simple logique des cessez-le-feu pour construire une paix durable fondée sur le dialogue politique, la réconciliation nationale et l'inclusion.

Il a également plaidé pour un renforcement de la diplomatie préventive à travers une plus grande implication des envoyés spéciaux, des anciens chefs d'État, des réseaux de femmes médiatrices et des jeunes acteurs de paix.

Il a par ailleurs rappelé le lien entre paix, stabilité et développement, estimant que les efforts de sécurité doivent également produire des bénéfices concrets pour les populations africaines. Une vision qui rejoint celle exprimée la veille par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, pour qui la paix ne se résume pas à la simple absence de conflit, mais implique aussi des mécanismes de dialogue inclusifs et la capacité des Nations africaines à restaurer la confiance.

Bankole Adeoye a enfin salué le Gabon pour son accueil et son engagement en faveur de la paix sur le continent.

Au final : diplomates, médiateurs, experts et anciens dirigeants africains auront échangé dans la capitale gabonaise autour des défis sécuritaires du continent, avec pour ambition de renforcer les mécanismes africains de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

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