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Politique

Peine de mort : vers une consultation populaire ?

Guy-Bertrand Mapangou, président du Conseil Economique, Social, Economique, Environnemental et Culturel

Le dernier en date, qui continue de choquer l'opinion, est celui de Pascal Cameron Ngueba Loko, l'adolescent de 13 ans lâchement assassiné par des criminels et dont le corps sans vie a été retrouvé dans une fosse septique, quatre jours après avoir été enlevé par des individus désormais aux mains de la justice.

Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy-Bertrand Mapangou, a eu le courage de relever une préoccupation au centre de débats en sourdine. "Ces attentes sont devenues pressantes parce qu’elles ont longtemps été différées et négligées, au point que, s’agissant précisément de la sécurité des Gabonais, des voix de moins en moins discrètes appellent au retour de la peine de mort face à la recrudescence de l’affreuse gangrène des crimes crapuleux, face aux enlèvements et meurtres sauvages d’enfants", a-t-il dit. La peine de mort a été abolie au Gabon en 2010, avec la promulgation de la loi n°3/2010 le 15 février 2010 suite à une décision du Conseil des ministres de septembre 2007. La sanction maximale a été remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité.

Cette peine de substitution est-elle, à l’évidente expérience, devenue un leurre? Suffit-elle à dissuader les criminels, commanditaires et exécutants du crime organisé ?

Pour M. Mapangou, "le Gabon doit demeurer souverain et indépendant lorsque l’intégrité physique et morale de ses enfants est violée, brutalisée ou menacée".

En réponse, le président Oligui Nguema a indiqué que "le retour éventuel de la peine de mort devra être tranché par le peuple à travers une consultation populaire".

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