Juriste, peintre et romancière, Alexandra Bouka expose jusqu’au 27 mars à l’Hôtel de Ville d’Akanda. Un événement double qui dévoile une voix singulière de la culture gabonaise contemporaine.
Depuis le vendredi 13 mars, l’esplanade de l’Hôtel de Ville d’Akanda s’est mué en espace de création. À l’initiative du maire Michel Delbrah, la commune accueille l’exposition picturale et la présentation littéraire d’Alexandra Bouka, alias Uka, 27 ans, juriste d’affaires et ancienne attachée parlementaire au Sénat.
Un profil, atypique, qui intrigue autant qu’il séduit. Tant derrière la rigueur du droit se révèle une plasticienne habitée, dont la dizaine de toiles exposées érige la femme en figure cosmique et démiurgique. "La femme porte en elle une magie qui précède le monde", confie l’artiste. Ses oeuvres, aux textures denses et symboliques, délivrent un message de sororité et de puissance intérieure. Mais Uka ne s’arrête pas à la toile. Son premier roman, "La Cadette de la montagne", paru en décembre 2025, plonge aussi le lecteur dans un univers d’Afro-fantasy de 290 pages, nourri des mythes gabonais. On y suit Kengué, dernière née d’un gynécée mythique, dans une quête initiatique entre trahisons et effondrement des certitudes. Un récit métaphorique d’émancipation, disponible à la Maison de la Presse de Libreville et sur Amazon.
Pour l’autrice, l’enjeu dépasse la fiction. "Mon intention est d’exporter notre patrimoine immatériel sur la scène internationale". Un acte de souveraineté culturelle que le maire Delbrah salue, voyant en Akanda une future "plateforme culturelle majeure" pour le génie local. L’exposition se tient donc jusqu’au 27 mars.
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