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Politique

Opposition : notion dépassée ?

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, député et vice-président de l'Union nationale (UN)

Si la cartographie de l'opposition semble s’être clarifiée avec d’un côté, des partisans du “juste milieu”, qui prônent une lecture nuancée de l’action publique et reconnaissent les avancées du pouvoir, et de l’autre, des tenants de la rupture, assumant un discours plus tranché à l’égard des autorités, pour Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, député et vice-président de l'Union nationale (UN), cette grille de lecture ne correspond plus à la réalité institutionnelle du pays.

"On parlait de majorité et d'opposition lorsque le gouvernement était issu de l'Assemblée nationale. Or aujourd'hui, le gouvernement est issu du suffrage universel direct, parce que le président de la République est le chef du gouvernement et il a été élu au suffrage universel direct", a-t-il déclaré à l'émission Échos des médias.

Pour lui, les notions de majorité et d’opposition appartiennent à un schéma "dépassé". Le président de la République, élu au suffrage universel direct, incarne à lui seul l’Exécutif. Cette évolution, à en croire son propos, bouleverse mécaniquement les repères politiques classiques. Alors que pour beaucoup, cette évolution ne signifie pas pour autant la disparition du pluralisme d'autant plus que la Constitution, en son article 6, garantit explicitement "le droit d'opposition démocratique", conformément aux principes d’un système pluraliste et participatif, Ntoutoume Ayi assure : "La séparation stricte des pouvoirs en régime présidentiel dans lequel on est, fait que, à l'Assemblée nationale il y a une majorité mais il n'y a pas une opposition en tant que telle". "ll y a une majorité et une minorité", affirme-t-il.

À l’Assemblée nationale, en tout cas, il n’existerait plus une opposition structurée, mais une majorité et une minorité parlementaires, aux marges d’influence variables. Elle abriterait une majorité et une minorité, sans que cette dernière ne constitue une opposition institutionnelle telle qu’entendue dans les régimes parlementaires. Une relecture du paysage politique qui pourrait interroger le fonctionnement démocratique du pays.

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