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Chroniques

[Editorial] - Rentrée : défis et espérance

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Comme le veut la tradition, la rentrée nationale s’opère en ce mois de septembre. Exécutif, parlementaires, administrations, écoliers, lycéens, étudiants, enseignants et autres travailleurs reprennent le chemin du travail ou des études pour une nouvelle année placée sous le signe de fortes attentes, avec l’espoir fervent qu’elle marquera une rupture significative avec le passé.

Pour que cet espoir ne soit pas vain, la réunion de toutes les conditions préalables s’impose. Il s’agit, d’une part, pour nos élus nationaux, de l’adoption rapide de textes de loi, notamment d’un budget (rectificatif ?) – actuellement suspendu à la réalisation d’un audit de la dette – ainsi que d'autres textes portant des réformes cruciales pour la marche du pays. D’autre part, de la mise en oeuvre d’actions concrètes visant l’amélioration des conditions d’enseignement (infrastructures, tables-bancs et autres commodités, les aides aux familles confrontées aux coûts de plus en plus élevés des fournitures et frais d'écolage) est cruciale.

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La rentrée sociale, quant à elle, doit être placée sous le sceau du renforcement des acquis, surtout avec en prime l'augmentation conséquente des fonds alloués au soutien de la santé publique par Oligui Nguema, ainsi que la poursuite des mesures destinées à suivre et à améliorer la situation des agents publics, tous secteurs confondus ainsi que des retraités, dont le sort des nouveaux reste incertain du fait d'un processus qui est loin de porter, du moins pour d'aucuns, les fruits escomptés. Il faut rappeler que la rentrée précédente avait été rythmée par une forte pression sociale, sur fond de surenchère des partenaires sociaux. Tous les efforts déployés pour apporter des réponses et satisfaire aux attentes des différentes couches devraient, cette fois, permettre d’en atténuer la tension. Toutefois, des sujets sensibles comme la gestion de l’eau et de l’électricité nécessitent un début de résolution structurelle, que l’on espère voir émerger avec l’opérationnalité effective des deux nouvelles entités distinctes créées à cet effet.

Aujourd’hui, au terme de nombreux engagements et discours volontaristes, tout doit être mis en oeuvre pour faire en sorte que cette rentrée favorise un retour apaisé dans plusieurs secteurs. Nul n’ignore l’ampleur de la volonté manifestée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui n’a cessé, comme récemmment dans le Haut-Ogooué, l'Ogooué-Ivindo d’arpenter les chantiers scolaires, académiques, d’interpeller les hauts responsables et les opérateurs en charge des travaux, afin de réunir les conditions propices à une rentrée sans heurts.

Certes, des sujets fâcheux subsistent, les victimes des destructions urbaines et au sein de la Fonction publique avec une réforme sur les avancements automatiques qui divise, devraient regrouper l'ensemble des acteurs pour que ces "innovations" se fassent sans à-coups et dans un climat de dialogue constructif.

En définitive, le climat social en cette rentrée mérite une véritable mobilisation des énergies et une approche constructive, indispensables au renforcement de la paix sociale et à la stabilité de notre pays.

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