L'interview qu'a accordée récemment le leader du Parti social démocrate (PSD), Pierre-Claver Maganga Moussavou, à notre Rédaction (édition du 21 août), prouve que l'homme a encore de la ressource. Malgré les signes évidents d'affaiblissement de sa formation politique, il refuse de la voir disparaître de l'arène.
Que le PSD soit absent du terrain depuis plusieurs mois, il n'en a cure, rien d'alarmant à ses yeux. Car, pour l'instant, il ne trouve aucune raison valable de déployer ses troupes, " à l'image de ces formations politiques qui se distinguent plus dans le folklore que par leurs capacités réelles de mobilisation". Surtout qu'une fois que toutes les conditions seront réunies, il envisage d'aller à la rencontre des militants, de les écouter et de relancer les activités du PSD sur l'ensemble du territoire national.
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C'est dire qu'il n'entend nullement naviguer au gré des flots, mais bien en fonction de l'agenda qu'il s'est fixé. D'autant plus que, a-t-il indiqué, " nous entendons toujours peser sur le débat politique en défendant nos idées, tout en relayant autant que possible les préoccupations des Gabonais et Gabonaises ".
Habitué aux âpretés de la vie politique, il se montre déterminé à défendre chèrement la peau du PSD. " Vous devez vous faire à l'idée qu'un parti politique se distingue tout d'abord par sa capacité à s'exprimer, à critiquer et non par le nombre de ses élus nationaux ou locaux ou sa présence intempestive sur le terrain ", a-t-il martelé. Une manière subtile de relativiser le peu de représentants de son parti au Parlement et dans les collectivités locales.
Bref, il n'y a pas péril en la demeure. " Le PSD est bel et bien dans la place ", a-t-il souligné, reprenant une expression chère aux jeunes. Un optimisme qui a au moins le mérite de rassurer ses troupes. C'est peut-être cela l'essentiel, pour lui.
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