La tension est montée d’un cran depuis jeudi dernier dans la commune d’Akanda. En effet, réunis à l’appel du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), les professionnels du transport de matériaux de construction ont signifié leur rejet d’une nouvelle "taxe municipale de chargement et de déchargement", qu’ils estiment économiquement insoutenable et juridiquement contestable.
Son président, Jean-Robert Menie, a dressé un inventaire accablant des prélèvements déjà supportés par la profession : taxe municipale, autorisation de circuler, patente, licence de transport, expertise et visite technique. L’ajout d’une nouvelle contribution apparaît, à ses yeux, comme une charge de trop sur des opérateurs déjà fragilisés.
L’argument économique est imparable. Avec une course oscillant entre 10 000 et 15 000 francs CFA, une taxe fixée à 12 000 francs absorberait l’essentiel, voire la totalité du revenu de la course. Une équation impossible pour les petits transporteurs qui irriguent quotidiennement les chantiers du "Grand Libreville".
Le syndicat s’insurge également contre des contrôles opérés les week-ends et jours fériés, qu’il assimile à des pratiques irrégulières.
Sans rechercher l’affrontement avec la municipalité, le Syltteg oppose désormais un refus ferme à ce prélèvement, exigeant son retrait pur et simple.
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