Après le rejet, le 15 mai, par la Chambre d’accusation, des deux appels de la défense d’Alain-Claude Bilie-By-Nze concernant son mandat de dépôt et sa demande de mise en liberté provisoire, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a informé le 20 mai l’opinion sur la situation de son président. Selon EPG, cette décision accentue les inquiétudes sur l’indépendance de la justice gabonaise. “À ce jour, M. Bilie-By-Nze a été informé de son maintien en détention, mais les arrêts d’appel portant les motivations du juge ne lui ont pas été communiqués”, a fait savoir Aimé Mapangou, secrétaire général du parti.
Déplorant la gestion “particulièrement inhabituelle” de ce dossier, EPG affirme qu’il ne s’agit pas d'un simple litige privé entre deux citoyens ordinaires et annonce avoir engagé un cabinet d’avocats internationaux pour collaborer avec les conseils locaux et porter le dossier devant des instances régionales et internationales.
Le parti a annoncé plusieurs actions à l’international. Entre autres, une marche à Paris ce 23 mai, un sit-in devant le siège des Nations unies à New York et une conférence-débat à Rennes début juin. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où l’affaire a également été relevée par un député français de l’Hérault. Selon lui, la détention de Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et principal candidat de l’opposition à la présidentielle d’avril 2025, ne peut être dissociée de son contexte politique, soulignant l’intérêt du dialogue diplomatique et la surveillance internationale de la situation.
Certains observateurs estiment toutefois que cette affaire pourrait relever davantage de procédures judiciaires ordinaires, soulignant que la politisation alléguée reste difficile à établir de manière indépendante.
random pub
