L'actualité de la semaine qui s'est achevée hier est marquée par plusieurs évènements et autres faits. Parmi ceux-ci, la célébration en différé de la Journée mondiale de la liberté de la presse...
On ne reviendra pas davantage sur l'interview exclusive que le chef de l'Etat a accordée à L'Union (publiée lundi dernier) à l'occasion de l'"An I" de son mandat de sept ans à la tête du Gabon. On retiendra ces deux phases qui résument à la fois le bilan de la première année dudit mandat et son état d'esprit : "Je ne suis ni dans l'autosatisfaction, ni dans le découragement. Je suis dans l'action." Voilà qui est dit !
Pour revenir à l'actualité de la semaine écoulée, il faut avant tout souligner la place importante occupée par l'agenda du numéro un gabonais. Brice Clotaire Oligui Nguema a en effet eu une intense activité ces derniers jours, aussi bien sur le plan diplomatique qu'au niveau de l'économie.
Tout a commencé par la visite d'Etat effectuée à Luanda à l'invitation de son homologue angolais Joao Manuel Gonçalvez Lourenço. Visite du reste sanctionnée par trois accords dans des secteurs de l'agriculture, sécurité, extradition entre les deux pays des personnes condamnées pour des infractions de droit commun, etc.
Ensuite le numéro un gabonais s'est envolé pour Djibouti où il a assisté à la cérémonie d'investiture de son homologue Ismaël Omar Guelleh, réélu à la tête de son pays pour un nouveau mandat. Dans la foulée de cette cérémonie, le président Oligui Nguema s'est entretenu avec son hôte. Occasion pour les deux hautes personnalités d'évoquer les grands axes de la coopération entre le Gabon et Djibouti.
Et depuis hier, il séjourne au Kenya où il prendra part, dans le cadre de la diplomatie économique qu'il prône, au Sommet Africa Forward co-organisé par le Kenya et la France, et où sont attendus plusieurs chefs d'Etat et de nombreux hommes d'affaires.
Par rapport à la liberté de la presse mondialement célébrée le 03 mai, le Gabon a décidé de la célébrer vendredi dernier. Et c'est la Maison Georges Rawiri qui en a abrité les festivités, essentiellement des allocutions de circonstance et des panels. Entre autres, celles du ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, et du représentant résidant de l'Unesco, Patricio Zombrano Restrepo. S'agissant des panels, notons que ceux-ci portaient sur des thématiques en rapport avec le thème de l'édition 2026 : "Façonner un avenir pour la paix". D'où les thématiques suivantes : "Régulation de l'information et lutte contre la désinformation à l'ère du numérique", ou celle liée à "la responsabilité sociale du journaliste", etc. Toutes ont été essentiellement développées par des journalistes (anciens et encore en service).
Cet évènement a été aussi l'occasion de faire le point sur la liberté de la presse au Gabon et esquisser des perspectives. Moment également de rappeler que dans le dernier rapport de Reporters Sans Frontière, notre pays a reculé de deux places. Même si toutefois, le Gabon fait partie des meilleurs au niveau sous-regional.
Ce constat appelle à redoubler des efforts dans le cadre d'un renforcement des libertés de la presse dans notre pays et surtout de leur respect. Ces efforts incombent aussi bien aux gouvernants qu'aux professionnels de la communication eux-mêmes. Les premiers pour rendre effective la dépénalisation des délits de presse avec laquelle jonglent certains OPJ et magistrats. Les seconds pour le respect rigoureux de l'éthique et de la déontologie de leur métier...
Toujours par rapport à l'actualité de la semaine écoulée, soulignons la grève des enseignants du confessionnel qui se disent abusés dans l'attribution des postes budgétaires par le gouvernement ; et exigent des explications de la part des ministères concernés. Cela à quelques semaines des examens de fin d'année scolaires.
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