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Chroniques

[Mots pour Maux] - Oyem : le drame qui interpelle !

Christian G. KOUIGA , Responsable Rubrique - Société et Culture & Enquêtes et reportages à L'Union

La vente à la sauvette n'est plus "circonscrite" aux seules grandes villes de Libreville et Port-Gentil, où ce phénomène nouveau a suffisamment fait son lit, car il touche désormais bien d'autres villes du pays. Il suffit de s'y rendre pour s'en convaincre : glaces, eau en sachet, sandwichs et même "coupé-coupé" trimballé dans des brouettes…sont vendus dans les rues, sans possibilité d'identifier formellement le vendeur en cas de drame.

À Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, dans le Septentrion, un drame survenu il y a quelques jours, a attristé toute la ville et ses environs. Deux fillettes (10 et 11 ans), sont passées de vie à trépas pour avoir ingurgité, apprend-on, deux glaces achetées à la sauvette.

Deux petites copines qui, voulant simplement se faire plaisir, étaient loin de s'imaginer du pire qui a suivi. Laissant toute une communauté scolaire dans un profond désarroi et leurs parents et la contrée entière dans une peine indescriptible.

À Libreville, conscient des dangers que représente la vente à la sauvette des glaces et autres produits de consommation rapide pour les usagers, le maire d'alors, Adrien Nguema Mba (l'actuel ministre de l'Intérieur), avait pris, le 4 juillet 2025, un arrêté interdisant la vente ambulante du café dans tout le périmètre communal de la capitale gabonaise. Aujourd'hui, effet contagion certainement, cet état de fait est désormais vérifiable sur l'ensemble du territoire national. Sauvant ainsi des milliers des usagers d'une mort soudaine.

Si les autorités municipales locales avaient été prévoyantes, il est fort évident que ce drame, qui interpelle une fois de plus nos autorités, n'aurait pas eu lieu. Or "gouverner c'est prévoir".

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