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Chroniques

[La Semaine] - Nouveau départ !

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

Il est indéniable que deux principaux sujets ont marqué l'actualité de la semaine écoulée : l'élection du nouveau maire de Libreville et l'"affaire Alain-Claude Bilie-By-Nze". Même si, on peut noter d'autres évènements d'une portée moindre. C'est le cas, entre autres, du conseil d'administration (CA) du Centre hospitalier, universitaire mère-enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE) et le "méga marché" organisé à Akanda le week-end.

Par rapport au CA du CHUMEFJE, notre attention a davantage été attirée par ce cris de coeur du directeur général de ladite structure sanitaire déplorant le "sous-financement chronique" qui fragilise son hôpital. D'où la recommandation du CA appelant à une concertation entre l'Etat, le ministère des Finances, celui de la Santé et la Cnamgs. "Il est nécessaire que nous nous asseyions pour définir le coût réel des actes médicaux", a plaidé le Pr Meye. Non sans souligner que "les hôpitaux aujourd'hui sont sous-financés...". Ce qui devrait interpeller le gouvernement. La santé étant au centre de tout.

Quant au "méga marché" organisé à Akanda par la Centrale d'achat du Gabon (CEAG), et qui a été très bien apprécié par les populations du cru, il faut dire que les propos du ministre de l'Economie, Thierry Minko, par ailleurs en charge de la Lutte contre la vie chère, peuvent être considérés comme l'expression d'un engagement. "Cet évènement ponctuel se poursuivra dès ce lundi, a-t-il promis. Un réseau structuré de distribution dans les différents quartiers du Grand Libreville, avec un engagement clair sera mis en place...". Parole de ministre ! Chacun pourra vérifier l'effectivité.

Depuis jeudi dernier, Libreville a un nouveau maire : Eugène Mba. Ce dernier a été élu à la faveur d'une élection consécutive à la démission de Matthieu Obame Ethoughe.

D'aucuns estiment que celui dont le budget primitif 2026 avait été rejeté par la quasi-totalité des conseillers, pour la plupart du même parti politique que lui, avait très peu de chance de survivre à ce désaveu. Du coup, ils estiment qu'il a plutôt été démissionné que le contraire. Dans un cas comme dans l'autre, certains observateurs et analystes de l'actualité politique du Gabon voient dans les derniers rebondissements à l'Hôtel de Ville de Libreville une "guerre des clans" au sein de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti présidentiel. Cela expliquerait-il la convocation d'urgence jeudi matin d'une réunion par le président de l'UDB, Brice Clotaire Oligui Nguema, assises qu'il a du reste lui-même présidées ? Rien n'est moins sûr.

Tout compte fait, nombreux sont ceux qui pensent que cette rencontre était très souhaitée. Et elle a donné l'occasion au numéro un de l'UDB de remettre, avec autorité et fermeté, de l'ordre dans la maison. Marquant ainsi un nouveau départ. Aussi bien à l'UDB qu'au sein du conseil municipal de la première ville du Gabon. C'est du moins ce que nombre de Librevillois espèrent.

Nouveau départ également pour Eugène Mba qui n'arrive pas en terre inconnue. Même si son premier passage à la mairie de Libreville n'avait pas duré plus de cinq mois, victime des intrigues de la "Young team". Vu sous cet angle, on peut dire que cet "ancien et nouvel édile" de la capitale n'a pas droit à l'erreur !

S'agissant de l'"affaire Bilie-By-Nze", on soulignera que l'incarcération du dernier Premier ministre d'Ali Bongo Ondimba et président d'EPG, n'a pas cessé de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Tant elle divise l'opinion gabonaise. L'homme a encore reçu des soutiens au sein de la classe politique, notamment ceux qui se réclament de l'opposition comme la CNR et ses alliés. Tous appellent à sa libération, non sans soupçonner une manipulation de la justice...

Face aux rumeurs sur son isolement à la maison d'arrêt, Me Moubembe, l'un de ses conseils, est venu rassurer, vendredi. Il dit l'avoir vu ; qu'il se porte bien ; et, qu'il lui demande de "remercier sa mère Marie-Madeleine Mborantsuo et ses pères Faustin Boukoubi et Guy Nzouba Ndama".

Chacun y est allé de son commentaire. Rappelons, pour notre part, que le langage politique a ses codes que seuls les initiés comprennent.

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