Depuis des mois, un sujet pour le moins brûlant, à caractère social, oppose la Société nationale immobilière (SNI) et les déguerpis de son imposant lotissement d'Essassa, situé derrière l'Université internationale de Libreville-Berthe & Jean.
Un comité a été mis en place pour faire entendre leur voix. Il est vent debout contre la SNI, car ses membres disent se sentir lésés par les nouveaux critères mis en place par le partenaire immobilier qui ferait tout pour les “déposséder” de (leurs) terres, qu'autre chose.
Il y a quelques jours, ledit comité a remis le couvert. Accusant sans fioritures la SNI de ne plus tenir compte des recommandations du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui demandait pourtant à “prioriser les terrains bâtis”. Toute chose incluant, selon eux, les débuts de construction.
Or selon leur réquisitoire, la SNI ne prendrait en compte que les maisons achevées ou habitées. Et qu'elle ferait fi des montants fixés, à titre exceptionnel, par le chef de l'État pour aider ses compatriotes dans l'acquisition d'un titre foncier. Pis, que leurs parcelles seraient morcelées puis revendues au “plus offrant”. Autant de griefs que la SNI balaie, bien entendu, d'un revers de la main. Face à cette situation, d'aucuns pensent que la SNI doit faire davantage dans la pédagogie. Arguant que cette problématique est née, indirectement, du temps accumulé avant de mettre en valeur son lotissement qui s'est retrouvé, malheureusement, au fil des décennies, avec plusieurs “propriétaires” qui ont revendu les terres “délaissées”.
C'est donc pour éviter que les concernés qui en appellent désormais à l'arbitrage du chef de l'État ne soient perdants dans les deux cas qu'il est demandé aux deux parties de poursuivre le dialogue afin de parvenir à un modus operandi qui ferait taire définitivement les sons discordants.
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