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International

Iran : Trump demande de l’aide pour débloquer le détroit d’Ormuz mais se prend un vent

Donald Trump, président des États-Unis

Un président dans l'embarras. Après avoir assuré que les États-Unis avaient déjà gagné la guerre, refusant l’aide notamment du Royaume-Uni, Donald Trump a fait volte-face en demandant, vendredi dernier, de l’aide aux autres pays pour sécuriser le détroit d’Ormuz, presque entièrement bloqué par l’Iran. Ses alliés sont loin, néanmoins, de s’être précipité à sa rescousse.

" Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité ", avait-il lancé avant son appel à l’aide. " Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas ", avait-il ajouté.

Trump avait même prédit "des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan" si les pays de l’alliance refusaient d’obtempérer, et menacé de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril.

Mais voilà : le Japon et l’Australie ont dit non. Et la France n'a pas davantage donné la réponse espérée.

Quant au Royaume-Uni, qui s’était fait évincer par Donald Trump lorsqu’ils avaient proposé leur aide, au prétexte que c’était trop tard, il n’enverra pas non plus de navires, mais propose des drones de déminage.

De son côté, l'Allemagne a souligné que la guerre engagée par Israël et les États-Unis contre l’Iran n’avait "rien à voir avec l’Otan".

Les ministres des Affaires étrangères lituanien et polonais, historiquement atlantistes, ont eux estimé que les pays de l’Otan devraient "étudier" une demande américaine de contribution si elle était officiellement soumise à l’Alliance. Le ministère des Affaires étrangères iranien avait mis en garde les pays qui envisageraient de répondre à l’appel de Washington, les enjoignant de "s’abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit ". Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s’était également engagé à continuer d’utiliser le "levier du blocage du détroit d’Ormuz" comme un outil contre les États-Unis et Israël.

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