Aller au contenu principal
Société & Culture

Education : L'impasse ?

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Trois semaines après le début des grèves et des remous sur le front social, l'incertitude persiste. Le retour à la normale est-il imminent ? Les acteurs sociaux déposeront-ils les “armes” pour reprendre leurs activités professionnelles ? Gageons ! Car malgré les efforts affichés par les autorités pour répondre aux revendications sectorielles, Education, Santé, Communication, Enseignement supérieur, le climat social reste tendu. Et l'horizon flou. Preuve, le dialogue entamé semble buter sur d'autres écueils. Dans l'Education, par exemple, le curseur du bras de fer s'est déplacé vers la libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo. Deux anciens syndicalistes incarcérés pour trouble à l'ordre public, reléguant temporairement les motifs purement corporatistes au second plan.

Après des négociations ouvertes, le gouvernement table sur un retour à la normale, conditionné par l'adhésion des partenaires sociaux aux propositions sur la table. Portant, notamment sur les reclassements, avancements, créations de postes budgétaires et autres mesures visant l'amélioration des conditions de vie de ces compatriotes épuisés par de longues années de promesses non tenues. Et contraints, malgré leur précarité, des dispenser des cours.

Si des preuves tangibles des avancées sont promises pour fin février, une question demeure cependant : cela suffira-t-il à désamorcer une confrontation ayant contraint le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, à s'impliquer directement, en recevant les syndicats, et en réaffirmant sa volonté de sortie de crise ?

Force est de constater que des actions, quoique jugées insuffisantes par certains, et leur mise en oeuvre trop lente et vague pour d'autres, ont été entreprises depuis le début des mouvements en direction des différentes corporations. Mais quelles que soient leurs appréciations, le chemin de la défiance que semblent vouloir emprunter ces partenaires sociaux ne doit pas s'imposer face à la parole donnée. Celle inscrite dans le marbre, dans un protocole d'accord engageant beaucoup plus le gouvernement chargé de traduire dans les délais annoncés ses composantes en actes et décisions applicables.

Outre cette responsabilité du gouvernement, il revient aussi aux partenaires sociaux d'éviter de trop tirer sur la corde, mais de s'engager sur la voie de l'apaisement et des concessions. Le dialogue doit se poursuivre, car c'est la seule voie de résolution de cette crise sociale. Vouloir s'enfoncer dans une logique de fermeté souvent improductive en pareilles circonstances, compliquerait davantage la situation. Nonobstant les conséquences pour les élèves. Les principales victimes. Pour eux et pour l'avenir de notre pays, l'impasse actuelle, qui représente un risque sérieux pour la stabilité du pays, une menace pour sa cohésion sociale et pour la légitimité du gouvernement, dont la capacité à répondre aux attentes des populations pourrait être remise en cause, ne doit pas se prolonger. Donc il faut savoir raison gardée pour sortir de cette impasse.

random pub

L'Union Sport
Publicom
Chaine WhatsApp L'Union
image
Logo