Réunis récemment à Libreville, les affiliés gabonais de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont identifié, après quatre jours de travaux, plusieurs faiblesses qui freinent l’action syndicale gabonaise dans le secteur des transports.
Le constat est le suivant : communication archaïque, faible engagement des jeunes, accès limité des femmes à certains métiers, précarité de l’emploi et informalité.
Face à cela, des solutions ont été proposées. Entre autres, une présence accrue sur les réseaux sociaux, l’ouverture des instances dirigeantes aux jeunes, ainsi que le renforcement de la formation syndicale.
Coorganisé avec les syndicats de la Cosyga affiliés à l’ITF, cet atelier de renforcement des capacités visait à moderniser l’action syndicale et à reconstruire un rapport de force face aux mutations du secteur. Une quarantaine de participants, jeunes, femmes et responsables syndicaux, y ont pris part.
Pour le secrétaire régional adjoint ITF Afrique, Bayla Sow, la compétence reste une urgence. "Un syndicaliste mal formé est un danger pour les autres syndicalistes", a-t-il martelé.
Premier pays d’Afrique centrale affilié à l’ITF et classé 9e parmi les pays membres, le Gabon a promis de renforcer sa place au sein de ladite Fédération.
De son côté, Idriss Inanga, en sa qualité de secrétaire général du Syndicat national des cheminots du Gabon (Synacga), s'est réjoui de la nature des échanges, jugés "très enrichissants". Non sans promettre que les enseignements reçus seront fidèlement transmis aux membres de son organisation.
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