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Société & Culture

Éducation : fin des crises à répétition ?

Assemblée sos éducation

Dans une interview accordée à certains médias, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l'Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, s’est livrée à un exercice de pédagogie politique. Objectif : rassurer et réaffirmer l’engagement du gouvernement à mettre fin au cycle des “crises à répétition”.

Le ton est posé. Pas de confrontation, juste une reconnaissance mesurée d’une part de responsabilité de l’État. Des messages simples martelés aussi. Elle parle ainsi de “pas d’année blanche”, de “dialogue social”, de “réforme structurelle”.

La ministre précise aussi des engagements déjà annoncés, les recontextualise et admet publiquement des retards opérationnels. Un aveu qui traduit une volonté de transparence, et partant la fragilité de la mécanique administrative.

La principale nouveauté tient dans le chiffre avancé. Ntoutoume-Leclercq parle ainsi de “plus de 82 % de reprise des cours”. C’est la première fois que ce pourcentage est avancé publiquement. Jusque-là, les médias évoquaient la reprise progressive sans chiffre consolidé. Ce pourcentage installe donc l’idée d’un retour progressif à la normale. Mais ne dit cependant rien des disparités persistantes sur le terrain.

Autre élément, c’est l’introduction de mécanismes de répartition plus précis. Quotas par province pour les bénévoles, prise en compte des disciplines et du classement pour les sortants d’écoles. L’accent mis sur l’équité territoriale dépasse les déclarations antérieures et tente de corriger les critiques liées au “choix aléatoire” des bénéficiaires. La ministre reconnaît également une inversion du calendrier d’exécution des mesures gouvernementales, avec un report de février à mars, et promet un “strict respect de ce nouvel échéancier”. Cet aveu public semble indiquer que, désormais, la crédibilité ne se jouera plus sur l’intention, mais sur la régularité.

Enfin, l’entretien remet au centre les mesures pédagogiques. Entre autres, le réaménagement du calendrier scolaire, l’ajustement des évaluations, le renforcement horaire. Et surtout, la volonté d’institutionnaliser le dialogue social pour sortir d’une gestion conjoncturelle des crises.

En somme, la parole est posée, les engagements formulés. Reste à savoir si l’on est dans une sortie durable de crise ou dans une accalmie conditionnée au respect du calendrier budgétaire. Wait and see !

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