Le Parti démocratique gabonais (PDG) tente-t-il un coup de maître symbolique en voulant ressusciter la "Décennie de la femme" (2015-2025) lancée sous le régime déchu ?
Le débat sur la structuration du champ politique s’intensifie à mesure que se dessinent les recompositions entre majorité et opposition. Entre certains, comme Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui plaident pour une coalition unifiée de l’opposition, le pouvoir qui s’emploie à consolider un bloc présidentiel, ou d’autres voix qui interrogent la nature du pluralisme politique en régime présidentiel avec Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi pour qui la notion d’opposition serait inopérante, Jean Rémy Yama plaide en faveur d’une “opposition forte”.
Le rejet du budget primitif de la commune de Libreville, le 9 avril, n’est pas seulement un épisode de gestion locale. Il pose une question : pourquoi l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), pourtant majoritaire au Conseil municipal, n’a-telle pas soutenu son propre maire, Pierre Matthieu Obame Etoughe ?
Dans un climat politique en recomposition, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a, le week-end écoulé, à son siège, réuni son premier séminaire national de l’année. Objectif : tirer les leçons des dernières consultations électorales et affirmer sans ambiguïté son ancrage dans la future majorité présidentielle.
Le rejet massif du budget primitif par le Conseil municipal de Libreville sonne comme un désaveu politique d’une rare intensité. Avec 142 voix contre, ce vote dépasse largement le simple cadre technique pour s’imposer comme un signal fort : celui d’une crise de confiance au sein même de la majorité.
Ce dimanche 12 avril, marquera un an jour pour jour depuis la présidentielle organisée dans le sillage des événements du 30 août 2023, qui avaient conduit à la chute d’Ali Bongo Ondimba et à l’ouverture d’une nouvelle séquence politique dans le pays.
Coup de théâtre à la mairie de Libreville où le conseil municipal a rejeté en bloc le budget primitif présenté pour la nouvelle mandature. Une situation pour le moins inhabituelle.
En séjour récemment dans la province du Moyen-Ogooué, Séraphin Akure-Davain, vice-président de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) et député du parti au pouvoir, a dénoncé certaines forces d’inertie tapies au sein du pouvoir, “qui combattent le président en catimini”.
La scène politique se durcit à coups de déclarations tonitruantes. Entre défense du pouvoir et critique de l’opposition, les mots sont devenus les premières armes d’une bataille qui ne dit pas encore son nom.
Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, hier au palais de la présidence de la République, le vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine (APN), Wu Weihua, dans le cadre d’une visite officielle visant à consolider les relations bilatérales entre les deux pays.