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Politique

UDB : implantation du parti et financement en ligne de mire

Grande rencontre du parti politique l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB)

Après les fonts baptismaux en juillet 2025, place à la rampe de lancement pour impulser son fonctionnement. L'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) était en double conclave ce samedi 7 mars pour définir ses moyens d'action. Les réflexions avaient pour objectifs non seulement de planifier des ressources nécessaires sans lesquelles ses activités ne connaîtraient pas l'essor escompté, mais également d'affiner une philosophie à partir de laquelle le projet de société de son fondateur, également président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, connaîtrait une véritable matérialisation.

C'est pour cela que "La grande rencontre des bâtisseurs" de samedi était perçue par plus d'un comme "un tournant historique". "Parce que bâtir un parti, c'est bâtir une espérance pour l'avenir du peuple", dira son secrétaire général, Mays Mouissi, ajoutant, qu'"être militant de l'UDB n'est pas un statut, c'est un engagement pour le pays".

D'où les efforts doivent tendre vers la satisfaction de ses besoins et de ceux de ses citoyens. Et ce d'autant qu'au terme des élections présidentielle, législatives et locales, le peuple s'est largement prononcé en faveur de ses candidats. L'impératif de répondre aux attentes des Gabonais s'impose à eux. En réaffirmant la vision du chef de l'État portée sur la transformation du pays et dont les prémices sont déjà manifestes à plusieurs niveaux, la confiance en l'UDB résiderait donc dans des actes forts qui demandent une débauche d'investissements multiformes. Or, il existe un "noeud gordien" à trancher : les finances. Sans elles, aucune projection réaliste n'est envisageable.

Le premier conclave (réservé aux commissaires politiques) visait, opportunément, la présentation du projet de budget du parti. Son élaboration, qui se fera essentiellement à partir des cotisations mensuelles de ses membres, a fixé une graduation qui tient compte des différents rangs sociaux (membres du cabinet du chef de l'État, membres du gouvernement, parlementaires, secrétaires généraux des ministères, élus locaux, directeurs généraux de l'administration publique, d i rec teurs généraux du parapublic, cadres du privé, chômeurs, etc.). Cette grille des cotisations a été soumise au parti qui l'a adoptée par acclamations.

Et les mécanismes de prélèvement de ces cotisations ont été indiqués aux participants. Le trésorier général du parti, Aurélien Mintsa-Mi-Nguema, a expliqué que, certes, il y aura les subventions que l'État verse aux partis politiques ainsi que des legs, mais il convient que l'UDB compte d'abord sur ses ressources propres.

"Celles-ci vont se répartir en 60 % pour les investissements et 40 % pour le fonctionnement. Parce que le parti poursuit de nombreux chantiers, dont son implantation sur tout le territoire national ; ce qui intègre la construction et l'équipement de ses sièges dans les provinces, les moyens roulants de ses cadres, les séminaires de formation des militants (...). C'est pour cela que cette vision budgétaire se veut pragmatique et volontariste", a-t-il précisé.

La deuxième phase des travaux était consacrée aux diverses thématiques : "Projet de société du président de la République et conjoncture économique", "Gouvernance locale et décentralisation" et "Rôle du parlementaire UDB de la Ve République". Plus informatives et pédagogiques, ces problématiques (souvent transversales) ont été développées par les panélistes qui ont situé leurs évolutions (pratiques ou théoriques).

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