À Port-Gentil, le compte à rebours semble déjà lancé. Alors que Libreville est pressentie pour accueillir la quatrième édition de la Fête de la Libération, le chef de l’État a, le 16 septembre dernier, projeté la capitale économique vers une autre échéance : le 30 août 2028. Port-Gentil est appelée à accueillir la cinquième édition de cette célébration nationale. Et pour Brice Clotaire Oligui Nguema, il n’est manifestement pas question d’attendre 2028 pour commencer à préparer la ville.
La veille, le président de la République avait déjà donné le ton en mettant la pression sur les opérateurs économiques en charge de plusieurs chantiers. Un coup de semonce qui s’inscrit dans une logique : accélérer, livrer et transformer. Le message est désormais difficile à manquer. Les projets annoncés pour Port-Gentil ne peuvent plus rester au stade des intentions.
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Le 16 septembre, le chef de l’État a donc réuni les opérateurs économiques autour des projets structurants destinés à accompagner la transformation de la ville. Objectif, passer immédiatement de la programmation à l’exécution. Routes, infrastructures, services, cadre de vie et activité économique devront progressivement prendre forme pour donner à Port-Gentil le visage d’une capitale économique à la hauteur de son statut. Un comité de suivi des travaux doit être mis en place pour contrôler l’avancement des chantiers, le respect des calendriers et la tenue des engagements. Autrement dit, l’Exécutif veut désormais des résultats mesurables, avec un calendrier et des responsabilités clairement établis.
Derrière le rendez-vous du 30 août 2028 se dessine donc une échéance politique et opérationnelle. La Fête de la Libération doit servir de catalyseur à la transformation de Port-Gentil, en accélérant des investissements attendus depuis longtemps et en renforçant l’attractivité de la ville. L’enjeu dépasse toutefois le seul événement. Il s’agit de redonner à la capitale économique son rang, son dynamisme et une partie de son lustre perdu. Une ambition à laquelle le chef de l’État n’est pas étranger : Port-Gentil appartient aussi à son histoire personnelle, lui qui y a passé une partie de sa vie. 2028 paraît encore loin. Mais à Port-Gentil, le chronomètre est déjà lancé.
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