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Société & Culture

Éducation : Camélia Ntoutoume face au "Mouvement des visionnaires du Gabon"

Camelia Ntoutoume-Leclerq, ministre de l'éducation nationale

Hier à l'auditorium de l'immeuble Arambo, siège du ministère de l'Économie, la ministre d'État, de l'Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a reçu les membres du "Mouvement national des visionnaires du Gabon" (MNVG). But : se concerter sur la problématique des 1 500 postes budgétaires promis par le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une moitié revenant à son département et l'autre au ministère de la Santé. Il s'agissait donc de trouver des solutions concrètes, en ce qui relèveraient de son ministère.

Après leur mouvement de grève devant le ministère de la Fonction publique la semaine écoulée, qui aura fait couler encre et salive, elle a tenu à rencontrer ceux qui concernent son portefeuille ministériel.

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L'échange s'est déroulé dans un climat apaisé empreint de considération mutuelle. C'est ainsi que Camélia Ntoutoume-Leclercq a rassuré les uns et les autres en leur disant que le gouvernement fait de son mieux, et que les préoccupations qui sont les leurs, liées à leur situation, sont aussi celles des pouvoirs publics, qui ne sauraient rester insensibles.

“Nous devons donc examiner dans la sérénité les dossiers qui ont été affectés au ministère de l'Éducation nationale pour une éventuelle intégration à la Fonction publique". Les dossiers comportent des profils divers : du Certificat d'études primaires (CEP) au doctorat, avec des spécialités en droit, en gestion, en psychologie, électronique, informatique, etc.

Une diversité de profils qui ne correspond malheureusement pas à l'urgence actuelle du ministère qui est de recruter des enseignants des disciplines traditionnelles. Pour autant, l'Éducation nationale n'entend pas les rejeter. Mais cherche à voir comment les valoriser pour les adapter. Des pistes ont été proposées pour éviter que quiconque reste sur le carreau.

Ainsi, pour les profils administratifs et techniques : l'intégration pourrait être immédiate. Les cadres d'inspection, juristes, gestionnaires et le personnel d'appui en secrétariat, informatique et logistique seraient, eux, reclassés selon les postes disponibles. Un stage d'imprégnation est également prévu pour adapter les autres candidatures.

Le coeur du dispositif repose donc sur la formation transversale. Les profils scientifiques et techniques seront accueillis à l'IFDP pour un parcours de 18 mois en alternance afin de devenir enseignants de lycée technique. Quant aux titulaires de licence et master, ils intégreront l'Institut de formation aux métiers de l'éducation (IFME) ou ex-ENS, pour enseigner dans les lycées et collèges.

Ces formations se feront "hors mur" faute de places. Consciente que tous ne peuvent pas enseigner, la ministre détaille aussi des pistes de reconversion vers les métiers de planificateurs de l'éducation et de conseillers d'orientation, particulièrement adaptés aux psychologues.

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