Lambaréné a rendu, jeudi, un dernier hommage à Michel Nzamata, figure majeure de la musique gabonaise, dont les chansons ont bercé plusieurs générations.
À l'initiative du Maire de la Commune, Guy Pierre Biteghe, fervent défenseur de la culture, une cérémonie populaire a été organisée sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville afin de permettre à la population de saluer une dernière fois cet illustre fils de Junkville.
Parents, anonymes, artistes et autorités, parmi lesquelles le gouverneur de la province du Moyen-Ogooué, Jean Benoît Bekale, se sont recueillis devant sa dépouille.
Né le 26 octobre 1952 au centre du Gabon, dans la province du Moyen-Ogooué, Michel Nzamata s'est éteint le 5 juin 2026 à Libreville, à l'âge de 73 ans.
Artiste, auteur-compositeur et chanteur-interprète, il fait ses premiers pas dans un groupe folklorique comme guitariste avant de se lancer, au début des années 1980, dans une carrière solo, malgré l'opposition de son père qui le destinait aux études. Employé comme électricien à l'Hôpital Albert-Schweitzer de Lambaréné, il concilie son activité professionnelle avec une passion indéfectible pour la musique. Le Studio Mandarine lui ouvre les portes de la reconnaissance avec des titres à succès tels que « Maman Regab » et « Fulmbègne », qui feront de lui l'une des voix les plus emblématiques de la musique gabonaise. Il lègue à la postérité un riche héritage artistique et culturel.
Pour Rosette Sylvie Moussavou, directrice provinciale de la Culture du Moyen-Ogooué, "le Gabon perd une voix autorisée, un artiste qui a su promouvoir les richesses culturelles du pays et porter haut les couleurs du Moyen-Ogooué".
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Les prestations des chorales et des artistes locaux ont rythmé la cérémonie de recueillement jusqu'à l'aube. Dans une atmosphère empreinte d'émotion, chants, prières et témoignages se sont succédé avant que la dépouille ne soit acheminée à Junkville, son village natal, sur les rives du fleuve Ogooué.
C'est dans ce village qui l'a vu naître que Michel Nzamata, chef de regroupement, a été inhumé dans la plus stricte intimité familiale. Il s'éteint en laissant dans la peine une nombreuse famille, ainsi que des milliers d'admirateurs. Son œuvre continuera de faire vivre la mémoire de celui qui restera l'une des plus grandes figures de la musique et de la culture gabonaises.
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