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Société & Culture

Élections professionnelles : entre mobilisation et dysfonctionnements

Élections professionnelles à la maison Georges-Rawiri

Très attendues et même scrutées après l'annonce faite la veille par 14 centrales syndicales de les boycotter : les premières élections professionnelles se sont bel et bien tenues hier dans l'ensemble du pays.

Le démarrage a connu quelques retards à l'a l lumage dans plusieurs, voire dans la quasitotalité des centres de vote. Mais les opérations ont, quant à elles, bel et bien eu lieu. C'est le constat après avoir sillonné plusieurs bureaux de vote de Libreville. Premier arrêt : la Maison Georges-Rawi r i, siège de Gabon télévisions où c'était l'affluence des grands jours. Des grands rendez-vous électoraux. Agents titulaires et contractuels patientaient pour accomplir leur devoir professionnel, afin de choisir le syndicat le plus apte à défendre leurs intérêts.

Trois bureaux y étaient ouverts. L'un réservé aux agents de Radio Gabon et les deux restants à ceux de Gabon Télévisions et aux personnels contractuels.

Et comme un peu partout où nous nous sommes rendus ensuite, le circuit était bien huilé : vérification du nom sur les listes affichées, retrait des bulletins, passage à l'isoloir, dépôt de l'enveloppe dans l'urne scellée, émargement et apposition de l'empreinte. Chaque étape semble avoir été pensée pour garantir la transparence du scrutin. "La première condition, c'est que tous les candidats doivent être représentés dans les bureaux de vote", explique Marcelin Beaulieu Obiang, coordinateur du centre de vote de la Maison Georges-Rawiri.

Pour voter, les conditions étaient claires : être agent public, disposer d'un numéro matricule et figurer sur la liste électorale. Ne pouvait donc voter que la personne dont le nom était sur la liste.

Ici et là, des garanties ont été mises en place pour assurer la crédibilité du scrutin. C'est le cas aux ministères du Pétrole et des Mines avec cinq bureaux de vote installés à Libreville. En plus des centres ouverts à Lambaréné et Port-Gentil.

"Depuis que nous avons commencé ce matin, nous avons des agents qui arrivent. Ils sont intéressés par ces élections, chacun veut exprimer son vote", souligne Paul Mouity Itoumba, président d'un bureau de vote.

Au-delà de la simple désignation de représentants, ces élections revêtent une portée particulière. "C'est pour avoir un dialogue social apaisé", martèle notre interlocuteur. Et pour de nombreux agents publics, ce scrutin constitue une étape importante dans la consolidation de la démocratie sociale au sein de l'administration publique.

Certes, tout n'est pas allé comme sur des roulettes. Quelques centres, comme celui du Centre d'action sanitaire, communément appelé Centre médico-social du centre-ville, où votaient les agents de la CNSS, ou encore de nombreux autres centres dans le secteur Education cas du Lycée d'application Nelson Mandela, n'avaient toujours pas reçu, à 15 heures, leur matériel électoral. Des dysfonctionnements qui confortent le moral des centrales syndicales ayant appelé au boycott. Pour elles, ces difficultés organisationnelles, particulièrement dans le secteur Education, ont affecté la participation dans plusieurs centres et obéissent à leur mot d'ordre. Une lecture nuancée par les images de fortes affluences observées ailleurs.

Au final, entre mobilisation réelle et dysfonctionnements notables, ces premières élections professionnelles livrent une image contrastée. Si l'appel au boycott n'a manifestement pas empêché de nombreux travailleurs de se rendre aux urnes, les difficultés organisationnelles relevées dans certains secteurs en ont néanmoins limité la portée. À noter que le secteur privé votait également ses délégués, en même temps que le public choisissait ses représentants.

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