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Politique

Situations administratives : le gouvernement vante les avancées après 14 ans de précarité

Laurence Ndong, ministre de la fonction publique

Le 1er avril, lors d'une rencontre avec la presse, le porte-parole du gouvernement, Pr Charles Edgar Mombo et sa collègue ministre de la Fonction publique, Laurence Mengue Me Nzoghe-Ndong, ont tenu à éclairer la lanterne de l'opinion publique sur les situations des agents publics. Vantant ainsi les avancées administratives enregistrées en si peu de temps. Premier intervenant, le porte-parole du gouvernement. Occasion pour le Pr Mombo de rappeler qu'"en 14 ans, aucune opération de régularisation massive n’avait été conduite". Une phrase qui résume, à elle seule, l’ampleur du chantier hérité.

Entre les décisions administratives restées longtemps sans suite, les agents affectés sur le papier mais absents des registres de paie et les statuts jamais clarifiés : tout est passé au peigne fin. Car ce sont là, a-t-il dit, autant de situations qui ont alimenté, en silence, les frustrations au sein de notre Fonction publique.

À sa suite, la ministre Laurence Mengue Me Nzoghe-Ndong, a détaillé les contours d’une réforme à la fois urgente et délicate. Les chiffres qu’elle a livrés donnent la mesure du chantier : 4 000 agents sont en cours d’intégration, et 1 445 dossiers restent en attente de régularisation de solde.

Et selon elle, pour éviter que cette opération ne se transforme en exercice de favoritisme déguisé, le gouvernement a ainsi opté pour une architecture institutionnelle précise. Des Commissions tripartites ont été constituées, associant le ministère sectoriel concerné, le ministère de la Fonction publique et les partenaires sociaux. "Avec pour mission d'identifier, de documenter et de traiter les situations irrégulières, au cas par cas, dans la transparence", a souligné Laurence Ndong.

Poursuivant que les premiers secteurs ciblés sont l’Éducation nationale et la Santé. Deux secteurs ayant cristallisé les tensions sociales au cours du premier trimestre 2026, entre mouvements de grève et revendications répétées sur les conditions de vie et de travail. "Des régularisations mensuelles progressives sont déjà engagées, permettant à des agents longtemps maintenus dans la précarité de retrouver une situation administrative conforme à leur statut et à leurs droits", a ajouté la ministre de la Fonction publique. Selon qui, l'enveloppe globale mobilisée pour conduire cette opération est estimée à 3,7 milliards de francs CFA. Un effort budgétaire significatif, qu'elle a présenté comme la traduction concrète d’une volonté politique. Consciente que toute dérive dans ce type d’opération pourrait en annuler les bénéfices politiques et sociaux, elle a dit que des gardefous clairs ont été posés. Preuve : "Le processus est audité et encadré à chaque étape", a-t-elle fait savoir à la presse.

Au-delà de la régularisation en cours de plusieurs situations administratives, c’est une logique de rupture structurelle que le gouvernement entend instaurer. Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a lui-même exigé l’élaboration de plans de recrutement formalisés, destinés à prévenir toute récurrence de telles situations. Pour ne plus jamais voir un agent de l’État naviguer des années durant dans le vide administratif. Gageons que ce principe, du reste salutaire, tiendra !

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