Si la crise qui secoue de plein fouet le secteur éducatif focalise actuellement toute l'attention, il y a que l'état de nos voiries, notamment à Libreville, dans plusieurs de ses quartiers, constitue également une préoccupation quotidienne pour les usagers et les populations. Toutes proportions gardées. Une descente improvisée sur le terrain, ici et là, suffirait pour s'en convaincre. Et l'arrivée de la saison pluvieuse n'a fait qu'aggraver un état des lieux déjà pénible pour les automobilistes.
Un exemple. L'axe partant des feux tricolores du PK8, en passant par le carrefour Nyali, l'hôpital Egypto jusqu'au Collège d'enseignement secondaire (CES) Raymond Boukat, au quartier Mindoubè, est tellement dégradé qu'il cause le tournis à ceux qui l'empruntent régulièrement.
C'est aussi le cas entre la Poste d'Akébé-Ville et le carrefour Cosmopark via l'école publique de Belle-Vue I. De même que sur la ruelle conduisant à la Cité Mébiame, lorsqu'on revient de l'échangeur de Nzeng-Ayong, etc. Le constat n'est pas isolé, car c'est le cas un peu partout dans Libreville.
Il faut ajouter à ce constat, les chantiers à l'arrêt. Le cas de celui jouxtant le Rond-point de Nzeng-Ayong, portant construction d'un dalot ou buse en béton pour assurer l'évacuation des eaux.
Il y a deux ans, pour contourner les difficultés au bitumage de certaines voiries, entendu que le kilomètre de bitume avoisine le milliard au Gabon, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) avait trouvé une astuce toute simple mais efficace : construire les routes secondaires en béton. Sortant ainsi certains coins de leur enclavement ou isolement.
Devant le constat qui se dresse un peu partout , faisant état de plusieurs axes secondaires en piteux état, pourquoi ne pas recourir à ce palliatif ? Si tant est que, à défaut des grives on peut se contenter des merles.
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