Libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ; intégration des représentants du collectif "SOS Education la base" aux travaux de la commission tripartite Education nationale, Fonction publique, Budget ; assemblées générales dans les neuf provinces dudit collectif qui paralyse l'école depuis le début de l'année, etc.
Une fois de plus, la situation déplorable dans le secteur de l'Éducation a encore marqué l'actualité tout au long de la semaine qui s'est achevée hier. Malheureusement, tout s'est terminé sur une mauvaise note : la décision de poursuivre le mouvement de grève qui date déjà de plus d'un mois. Alors qu'après la signature d'un protocole d'accord par toutes les parties concernées, ils étaient très nombreux, les Gabonais qui espéraient une sortie de crise imminente.
Nous sommes là dans une situation de crise de confiance. A tort ou à raison, les enseignants grévistes manquent manifestement de confiance vis-à-vis du gouvernement, malgré la qualité et la quantité des engagements pris par les pouvoirs publics. Sauf si, comme le soupçonnent certains, ces derniers auraient des desseins inavoués. "Mais lesquels ?", s'interrogent d'autres. Entre-temps, ce sont les élèves et leurs parents qui subissent, impuissants et surtout inquiets quant au sort de l'année scolaire en cours...
Autre fait ayant marqué l'actualité de la semaine écoulée : le Conseil des ministres de jeudi. Collant à l'actualité justement, le président Oligui Nguema, dans son intervention, a exhorté les membres du gouvernement à "faire preuve de proactivité dans leurs relations avec les partenaires sociaux, à privilégier en toutes circonstances le dialogue social et à tenir un langage de vérité, tout en s'abstenant de toute compromission susceptible de fragiliser durablement la paix sociale."
Espérons que les destinataires de cette exhortation présidentielle en apprécieront la pertinence et se l'administreront désormais en conséquence.
Peut-être pas directement avec les partenaires sociaux, mais davantage en direction des populations, les ministres financiers (Economie et Planification), ont initié des sorties médiatiques d'explication ces derniers jours, sur le partenariat entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI) en général, et sur le programme, encore en négociation, entre cette institution de Bretton Woods et notre pays...
Cette oeuvre de pédagogie s'avère salutaire d'autant plus que l'annonce d'un éventuel programme entre le FMI et le Gabon, suscitait déjà des réactions pas toujours positives. Et les éclairages apportés par Thierry Minko (Economie) et Pierrette Mvono (Planification) sont, a priori, de nature à rassurer.
Même si, certains, encore sceptiques, estiment que ce ne sont pas les programmes avec le FMI qui ont été si mauvais, mais plutôt l'incapacité (ou le manque de volonté) de nos anciens dirigeants à respecter leurs engagements y relatifs.
D'où justement l'importance d'une transparence et d'une communication efficace autour des négociations relatives à l'éventuel nouveau programme avec le Fonds et son exécution au cas où. Histoire de convaincre aussi que les manquements d'hier seront strictement évités. En tout cas, les ministres financiers sont sur une bonne lancée. Au moment où nous mettions sous presse, il nous est rapporté que l'ancien député Jean-Valentin Leyama a introduit un recours à la Cour constitutionnelle pour demander, dit-on, la suspension de l'application des dispositions relatives à la Taxe forfaitaire d'habitation (TFH)... Nombreux estiment que c'est là un premier test pour la haute juridiction, quand on sait l'importance que l'Exécutif accorde à cette taxe jusqu'à présent contestée.
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