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Économie

SEEG : après l'annonce de la scission, Oligui Nguema rassure les agents

Le personnel de la SEEG faisant face au président Oligui Nguema hier à Jean-Violas

Un peu à la surprise générale, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à rencontrer hier les agents de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). Cette rencontre s'est tenue au Centre des métiers Jean Violas. Elle fait suite à l'appel lancé par le SYNTEE+ (Syndicat des travailleurs de l'eau et de l'énergie), le samedi précédent, qui avait publiquement sollicité un dialogue direct, sans intermédiaire, loin de la bureaucratie habituelle, avec le chef de l'État afin d'évoquer les nombreuses difficultés auxquelles fait face la SEEG. Fidèle à sa méthode de gouvernance fondée sur la proximité et l'écoute des citoyens, le président a répondu favorablement à leur sollicitation.

Durant plusieurs heures, la parole a circulé librement. Les agents ont exposé, avec sincérité, les difficultés et les dysfonctionnements qui affectent la société tout en reconnaissant leur part de responsabilité dans certaines pratiques ayant fragilisé la performance de l'entreprise. Au coeur des échanges, un constat s'est imposé et qui constitue le principal défi, à savoir la bonne gouvernance. Pour rappel, l’impact dévastateur de la fraude pèse également sur les finances de l’entreprise. Son coût annuel est évalué entre 30 et 40 milliards de francs.

Cette rencontre se tient quelques jours après l'annonce de la scission de la SEEG. C'est le Conseil des ministres du jeudi 26 juin 2026, tenu sous la présidence d'Oligui Nguema, qui avait formellement acté la scission de la SEEG en deux entités : La Gabonaise des eaux (eau potable, de la production à la distribution) et Électricité du Gabon (développement des infrastructures énergétiques et transition énergétique).

Cette réforme avait d'abord été annoncée publiquement le 15 juin 2026 lors du discours sur l'état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès. Le lancement officiel des deux sociétés autonomes est prévu pour 2027, après une phase de transition (audit, répartition des actifs, transfert du personnel) en 2026.

Lors de l'échange avec les agents, le chef de l'Etat, a indiqué qu'aucune réforme durable ne peut réussir sans une gestion rigoureuse, une culture de responsabilité et un engagement collectif de l'ensemble des acteurs. Une manière de signifier qu'aucune mauvaise pratique ne sera tolérée au sein des deux nouvelles entités.

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Le président de la République a tenu un langage de vérité. Il a rappelé que l'eau et l'électricité ne sont pas de simples services publics, mais des besoins essentiels qui conditionnent la santé, l'éducation, l'activité économique et la qualité de vie des populations. Réformer ce secteur, pour lui, c'est répondre à une attente quotidienne des Gabonais.

A l'issue de cette rencontre, un engagement commun s'est dégagé. Les agents ont réaffirmé leur volonté d'accompagner la vision du chef de l'État et de contribuer pleinement à la réussite des réformes engagées. Ils se sont engagés à oeuvrer pour que l'eau, cet " or bleu ", soit disponible de manière durable dans les foyers gabonais et que l'électricité, moteur du développement économique et social, soit accessible au plus grand nombre.

Ces échanges francs et directs illustrent une méthode de gouvernance fondée sur le dialogue direct, la recherche de solutions et la mobilisation de tous autour d'un même objectif, celui de remettre les services publics au service des populations gabonaises. Au finish, le président a visité les ateliers de Jean Violas pour mieux s'imprégner des réalités techniques du centre.

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