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Société & Culture

Protection de l'enfance : vaste opération contre l'exploitation des mineurs

Exploitation commerciale des enfants

Ils ont entre 7 et 18 ans. Ils vendent des chaussettes, des sacs, des senteurs et d'autres petites babioles au carrefour Léon-Mba, à Petit-Paris, au marché Mont-Bouët ou encore au centre-ville.

Hier jeudi 9 juillet, les équipes du parquet des mineurs , accompagnées de celles du ministère de la Justice, des services de police, des Affaires sociales et des services chargés des droits humains, ont entrepris une vaste opération de protection de l'enfance. Objectif : protéger les enfants victimes d'exploitation commerciale et identifier les responsabilités des adultes qui les exploitent.

Pour la directrice des Affaires sociales, de la Protection de la jeunesse et de l'Assistance judiciaire au ministère de la Justice, Gladys Victoire Amoussou Maganga, qui coordonne ladite opération, "la présence d'enfants aux abords des grandes surfaces, des voies publiques, qui s'adonnent à la vente à la sauvette, au commerce ambulant, semble avoir été normalisée par l'opinion générale, alors que c'est une situation qui ne devrait pas être cautionnée par les adultes que nous sommes".

Cette mission s'inscrit ainsi dans le cadre de la lutte contre l'exploitation économique des mineurs, interdite par l'article 74 du Code de l'enfant. "L'exploitation des enfants… est un crime qui est prévu et puni par la loi", rappelle la magistrate, tout en soulignant que "l'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans au moins pour tous les enfants, qu'ils soient Gabonais ou pas".

Sur le terrain, les premiers témoignages révèlent des situations diverses. Une fillette de 11 ans explique vendre "pour l'argent de l'école" après permission de sa mère. Un adolescent de 15 ans affirme, lui, être venu "pour pouvoir prendre en charge me s fournitures scolaires", tandis qu'un autre enfant assure vouloir simplement ''aider" sa maman. Soit près d'une trentaine de mineurs conduits hier à la brigade des moeurs au moment de cette première phase. ''Chaque cas va être examiné… tous ne sont peut-être pas des enfants exploités, mais s'il y en a, les responsabilités seront dégagées et les auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice gabonaise", a avisé Mme Amoussou Maganga.

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