La séance de travail de vendredi dernier à l'immeuble du 2-Décembre, entre le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault et la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, avait un but : faire au premier cité le point sur le projet de texte portant nouveau Statut général de la Fonction publique et nouveau Statut particulier des fonctionnaires.
Depuis des semaines, les équipes dudit ministère revisitent en profondeur les textes encadrant le parcours des agents publics. L'objectif du gouvernement est clair : consacrer une équité dans le déroulement des carrières, tout en créant un cadre stimulant et revalorisant pour les agents publics méritants.
Dans cette optique, l'avancement ne découlera plus d'une simple progression à l'ancienneté. Le nouveau dispositif d'évaluation s'appuiera désormais sur des critères objectifs et mesurables : l'assiduité, la ponctualité, le respect scrupuleux des règles d'éthique et de déontologie, l'observance de la hiérarchie ainsi que la réalisation effective des tâches assignées à chaque poste, en accord avec les spécificités de chaque administration.
Mais la grande innovation stratégique de ce texte réside dans l'instauration d'un modèle d'évaluation participatif à plusieurs niveaux, impliquant non seulement les supérieurs hiérarchiques, mais aussi les agents eux-mêmes et les usagers du service public.
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Le texte opère également des assouplissements décisifs quant à l'accès aux emplois publics et la progression globale des agents. D'une part, l'âge limite d'intégration à la Fonction publique est officiellement repoussé de 35 à 40 ans. Tandis que le concours s'impose désormais comme l'unique voie d'accès, garantissant ainsi l'égalité des chances dès le recrutement.
D'autre part, la réforme réduit considérablement le temps nécessaire pour atteindre la classe unique. Jusqu'alors fixée à 29 années de carrière – notamment lorsque l'âge d'entrée en catégorie A1 ne permettait pas de faire valoir l'ancienneté requise avant le départ à la retraite –, cette durée est désormais ramenée à 15 ans de service. Offrant ainsi une accélération sans précédent des parcours professionnels et une revalorisation matérielle plus rapide pour les fonctionnaires. Pour répondre pleinement aux désirs contemporains d'une administration moderne, le nouveau cadre juridique intègre des nouveaux métiers, en particulier ceux liés au secteur du numérique.
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