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Société & Culture

Rentrée universitaire : davantage de places disponibles, mais la pression demeure

Les nouvelles infrastructures offrent des places en plus pour cette rentrée académique.

Depuis le 14 septembre, les campus ont rouvert leurs portes avec, en toile de fond, une équation : trouver suffsamment de places sans laisser les difficultés de fonctionnement rattraper les efforts engagés. Mercredi dernier, nous avons échangé avec plusieurs responsables techniques du ministère de l'Enseignement supérieur.

À l’Université Omar-Bongo (UOB), le Pr Jean-François Owaye, vice-recteur en charge de l'Administration et de la Coopération, fait état d’environ 18 000 étudiants et de 14 053 préinscriptions pour cette nouvelle année académique. Les nouvelles infrastructures apportent entre 800 et 1200 places supplémentaires. Un auditorium de 500 places et un pôle pédagogique du CTRI, doté de 8 salles de cours, des bureaux et d'une médiathèque. Mais ces nouveaux espaces ne suffisent pas à effacer la question des effectifs. L’UOB estime pouvoir accueillir raisonnablement entre 20 000 et 25 000 étudiants. Sur quelque 27 000 nouveaux bacheliers attendus, entre 6 000 et 10 000 pourraient être orientés vers l’établissement.

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À l’Université des sciences de la santé (USS), la capacité annoncée passe de 1 500 à 4 500 places. Un amphithéâtre, des salles de cours et des laboratoires de simulation viennent renforcer l’offre. La réhabilitation de la résidence universitaire avance également. L’USTM bénéficie, elle aussi, de travaux destinés à améliorer les capacités et les conditions d’études.

Au total, environ 20 000 places sont annoncées pour les nouveaux entrants. D’où l’accent mis par la secrétaire générale du ministère, Pr Georgette Ngabolo, sur la diversification de l’offre et une meilleure orientation. L’USTM doit accueillir davantage de bacheliers scientifiques et technologiques, l’USS les séries scientifiques. Les grandes écoles recrutent sur concours, tandis que le privé participe également à cette répartition.

Au Cap-Estérias, le Pr Firmin Marius Olivaint Nyama, conseiller du ministre chargé des universités et grandes écoles, présente l’Université internationale Brice Clotaire Oligui Nguema comme un nouveau relais. Sa première phase doit accueillir environ 1 500 étudiants dans les sciences de l’éducation et des filières technologique, technique et touristiques. Une manière d’élargir l’offre. Car le problème ne se résume pas au nombre de bâtiments ou de salles disponibles.

La question du paiement des vacations demeure entière, les responsables parlent de l’indisponibilité budgétaire pour expliquer les retards. Sur les bourses, la directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), Paule-Élisabeth Désirée Mboumba Lassy, reconnaît également que des difficultés persistent, notamment pour certains étudiants à l’étranger, avec le cas particulier de Cuba. À cela s’ajoute le recours aux établissements privés lorsque les capacités publiques sont insuffisantes.

Cette rentrée affiche des salles supplémentaires et de nouvelles possibilités d’orientation. Mais le nombre de places ne fait pas, à lui seul une rentrée réussie. Encore faut-il pouvoir les faire fonctionner, payer les enseignants et honorer les engagements pris auprès des partenaires.

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