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Société & Culture

Concert d'Akendengué à Omboué : les larmes d’une icône musicale

Pierre Claver Akèndèngué en concert à Omboue

Le sol natal de Pierre Claver Akèndèngué aura accueilli bien des larmes de l'intéressé tant ce périple quasi initiatique a été marqué par des temps forts d'émotion. Que ce soit quand il a fallu fouler le sol au lieu-dit Olendé, pour entrer en Etimboué, ou encore à l'escale d'Aouta, ce village natal où il a clamé avoir bu sa première goutte d'eau.

Akéndéngué a parcouru le monde, conquis les plus grandes scènes et reçu les honneurs des Nations unies, pourtant, il manquait une note essentielle à sa partition : chanter chez lui à Omboué, chef-lieu du département d'Etimboué, en Ogooué-Maritime.

Ce rencard artistique, né de la complicité de la structure ROMEPA (Richard Onouviet, Michel Essonghe et Pierre Akèndèngué), a attiré à Omboué des spectateurs venus du Gabon profond et bien au-delà des frontières nationales.

Quand Prisca Along a entonné une reprise magistrale de "Nomboramba", le temps s'est figé, prouvant que l'oeuvre d'Akèndèngué traverse les générations sans en prendre une ride.

Le concert s'est rapidement transformé en une veillée intime entre vieux amis. Hilarion Nguema, le compagnon des premiers jours, a chanté “Telegramma”. Un instant de pure tendresse, prolongé par les notes de l'inoxydable succès "Libreville".

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Puis, au tour de Claude Damas de rejoindre ce cercle de poètes pour égrener trois morceaux choisis : "Imbo", "Gamba" et "Tonda salé". Entre deux chansons, le patriarche s'est fait confident. Il a partagé avec le public les secrets de sa bande de jeunesse, révélant que Michel Essonghe possédait une plume de poète remarquable, et que Richard Onouviet poussait déjà la chansonnette sur les bancs de l'école.

Au milieu de cette communion, le chef de l'État, Oligui Nguema, a fait parvenir un message d'hommage, rappelant que l'oeuvre d'Akèndèngué est un trésor national, et a exprimé le souhait de le voir se produire au Palais des Congrès, à la Cité de la Démocratie.

Sur l'estrade, l’association ‘‘Inongo Gôré’’, qui oeuvre pour la promotion de la cul tu re ngwémyènè , a enveloppé Akendengué du pagne traditionnel "okorouè" et lui a tendu une harpe "nombi". Il n'en fallait pas plus pour que le Chevalier de la Légion d’honneur, détenteur de plusieurs distinctions nationales et internationales, élevé par l'Onu comme l'une des 16 icônes culturelles mondiales , laisse couler des larmes.

Car ce jour-là, Omboué n'a pas seulement applaudi un artiste, mais a serré, enfin, son fils prodigue dans ses bras.

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