L’affaire tient en haleine le monde des médias et du football gabonais. Condamné en appel à six mois de prison, dont trois ferme, pour « injures publiques » à l’encontre de Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), le journaliste Dr Freddy Koula Moussavou joue son sort ce vendredi 3 juillet 2026 à 11 heures devant la Cour de cassation de Libreville.
Dès le prononcé de la peine par la Chambre correctionnelle de la Cour d’appel, la défense a formé un pourvoi en cassation et introduit, en urgence, une demande de sursis à exécution. C’est la Première Présidente de la juridiction, Julienne Nzamba Massounga, qui examinera ce vendredi, en son cabinet, si l’exécution de la peine doit être suspendue dans l’attente d’un jugement sur le fond.
À l’origine du litige : des propos tenus par l’ancien visage de Canal+ et TV5 Monde, aujourd’hui consultant pour RFI, lors d’un débat télévisé consacré à l’actualité du football national. Ses avocats font valoir la loi n°019/2016 portant Code de la communication, qui dépénalise les délits de presse au Gabon, et dénoncent une requalification des faits en délit de droit commun destinée, selon eux, à contourner cette protection.
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L’affaire ravive également le souvenir de 2019, lorsque le journaliste avait dénoncé des abus sexuels au sein de la sélection nationale féminine U20, en collaboration avec le journaliste français Romain Molina. Certains observateurs y voient l’ombre d’un règlement de comptes, une thèse que la partie adverse conteste.
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