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Faits divers & Justice

Faux, usage de faux et vol : à Franceville, la justice frappe deux ressortissants congolais

Franck Jacques Kosso et Dieu Merci Bandjilo Edou, prévenus

Placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville, le 11 mars dernier, après leur audition devant le magistrat instructeur pour des faits de vol, faux et usage de faux, conformément aux articles 292, 116 et 117 du Code pénal, deux ressortissants congolais viennent d'être condamnés à six mois d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 100 000 francs chacun. Il s’agit de Franck Jacques Kosso et Dieu Merci Bandjilo Edou, tous deux âgés de 56 ans. Leur condamnation a été prononcée par le tribunal de première instance de Franceville lors de l’audience correctionnelle de flagrant délit, le jeudi 25 juin 2026.

Les faits se sont déroulés au quartier Lekori, dans le 1er arrondissement de la commune de Franceville. Selon les éléments de l’enquête, un entrepreneur chargé du paiement des ouvriers sur un chantier gouvernemental venait de retirer la somme de 15 millions de francs auprès d’une banque. Après avoir déposé le sac contenant l’argent dans son véhicule qu’il avait verrouillé, il était retourné à l’intérieur de l’établissement bancaire. Quelques instants plus tard, il a été informé qu’un individu avait ouvert son véhicule et emporté le sac contenant la totalité de la somme. Une plainte a immédiatement été déposée auprès de la gendarmerie nationale.

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Les investigations ont permis l’interpellation de Franck Jacques Kosso, retrouvé en possession du sac volé ainsi que d’une partie de l’argent dérobé. Quant à Dieu Merci Bandjilo Edou, les enquêteurs ont découvert sur lui une fausse pièce d’identité gabonaise, obtenue sans avoir suivi les procédures légales en vigueur. À la barre, les deux prévenus ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Et Franck Jacques Kosso de déclarer : "J’avais beaucoup de problèmes. Lorsque j’ai vu la victime sortir de la banque avec le sac, j’ai attendu qu’elle reparte avant de le voler. Plus tard, j’ai appelé Dieu Merci pour lui demander où il se trouvait. Je demande pardon au tribunal ainsi qu’à la victime."

Dans son réquisitoire, le Ministère public s’est appuyé sur les dispositions des articles 292, 116 et 117 du Code pénal relatives au vol, au faux et à l’usage de faux. Il a requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 100 000 francs pour chacun des prévenus.

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