Le 29 mai dernier, l'édile de Libreville, Eugène Mba, est descendu sur le terrain (la nuit) pour tenter d'aller à l'encontre des nuisances sonores dont sont victimes nombre de ses administrés dans plusieurs quartiers de la capitale gabonaise.
L'initiative a été saluée par de nombreux Librevillois qui espèrent, à la longue, dormir enfin paisiblement sur leurs deux oreilles. Mais ils sont aussi nombreux ceux qui se montrent dubitatifs, qui ne croient pas un seul instant en une fin de règne, aussi facilement, des bistrots et autres bars qui déversent leurs tonalités bruyantes nuit et jour sans se soucier de leurs entourages respectifs.
Un doute persistant, du fait, avance-t-on, que ce n'est pas une première dans le règne des maires qui se sont succédé à la tête du conseil municipal. Lesquels, selon eux, ont toujours eu de bonnes décisions à l'entame de leurs mandats, puis patatras !
La mesure saluée divise aussi. Car pour les populations librevilloises, il y a comme "deux poids, deux mesures" dans l'attitude des autorités municipales. Elles disent ne pas comprendre pourquoi avoir uniquement ciblé les bistrots alors même que les églises sont du même acabit en termes de nuisances sonores.
Sur ce, il suffit de faire le tour de Libreville pour se convaincre du vacarme que produisent, presque tous les jours, les officines religieuses dont la présence, ici et là, se mesure à l'aune de leur nombre ahurissant au kilomètre carré. Tant elles poussent un peu partout comme des champignons. Sans parler de la moralité de plus en plus douteuse et décriée de certains de leurs responsables.
Les Librevillois pensent donc, à juste titre, que la mesure devra aussi toucher les églises du réveil, qui dérangent au même titre que les bars.
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