Aller au contenu principal
Économie

L'IRT mise sur l'apiculture locale pour soutenir l'économie verte au Gabon

Journée thématique réunissants chercheurs, apiculteurs et investisseurs

L'institut de recherches technologiques du CENAREST a réuni, le 5 juin dernier, à l'Institut français, chercheurs, apiculteurs et investisseurs autour d'un sujet que beaucoup sous-estiment encore : le rôle des abeilles dans la préservation des écosystèmes et le développement économique du pays.

Le directeur général de l'IRT, Dr Edgar Cédric Fabre Anguilet, a posé le cadre dès l'ouverture. "Plus de 90 % des plantes à fleurs sauvages dépendent de leur action. Plus de 75 % des cultures aussi. Pour lui, ‘‘la protection des pollinisateurs est une condition de base pour maintenir la biodiversité gabonaise’’.

L'abeille intéresse aussi l'économie, a-t-il aussi indiqué. Miel, cire, propolis, venin, etc., cet insecte, qui ne pèse que quelques grammes, est à l'origine de nombreux produits. "L'objectif est de sensibiliser les autorités, le secteur privé, les ONG et les apiculteurs sur les dangers qui pèsent sur cet insecte", a insisté le Dr Fabre.

Sur le terrain, beaucoup veulent que les choses bougent et sont prêts à répandre le message. Blaise Mvou, un apiculteur qui pratique le métier depuis vingt ans, salue la démarche sans détour : "Ça nous ouvre au monde. On n'est pas très connus, nos produits sont rares." Il appelle l'État à passer à l'acte en validant des observatoires et des laboratoires. Sa formule est directe, mais lourde de sens : "Sans pollinisation, pas de nourriture pour les animaux ni pour les hommes."

Pour rappel, à l'échelle mondiale, les abeilles et autres pollinisateurs influencent 35 % de la production agricole mondiale et contribuent à la production de 87 des principales cultures alimentaires, selon la FAO. L'INRAE (France) estime que les abeilles génèrent annuellement 153 milliards de dollars au niveau mondial . La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité (IPBES) avançait, en 2018, une valorisation totale des services écosystémiques liés aux pollinisateurs à 577 milliards de dollars.

La rencontre du 5 juin dernier s'inscrit dans la Journée mondiale de l'environnement 2026, dont le thème international porte sur l'action climatique. Au Gabon, la filière apicole reste largement sous-exploitée. Cette journée était une première étape pour changer la donne.

random pub

Petites Annonces
Multipress Gabon
Publicom, 1ère régie publicitaire au Gabon
image
Logo