La ville d’Okondja, dans la province du Haut-Ogooué, est sous le choc après le décès tragique de la jeune Ricka Oboumadjogo Mbongo, une Gabonaise de 19 ans, survenu le matin de jeudi dernier, au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo de Franceville, où elle avait été admise en urgence, la veille.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, Ricka Oboumadjogo Mbongo traversait depuis plusieurs semaines une période particulièrement difficile, marquée par des tensions familiales et des pressions sociales liées à des rumeurs et conflits relayés au sein d’un groupe connu sous l’appellation de ''Awas d’OKN". Son nom y aurait été cité à plusieurs reprises dans des affaires de “kongossa”, alimentant ainsi un profond mal-être.
D’après des proches, Ricka aurait laissé plusieurs messages vocaux via WhatsApp dans lesquels elle évoquait son épuisement moral, ses difficultés personnelles ainsi qu’un sentiment de détresse grandissant. Dans la soirée de mercredi, elle aurait absorbé un produit toxique, avant d’être rapidement prise en charge puis transférée au Chu Amissa Bongo de Franceville.
Malgré les efforts du personnel médical, la jeune femme est finalement morte jeudi vers 7 heures. Des sources concordantes indiquent aussi qu’elle était enceinte d’environ trois mois, une information qui renforce davantage l’émotion suscitée par ce drame au sein de la population locale.
Informé des faits, le procureur de la République de Franceville a ordonné l’ouverture d’une enquête, en vue de déterminer avec précision les circonstances de cette tragédie. La brigade de gendarmerie d’Okondja est désormais chargée des investigations.
Le corps de la défunte a été transféré dans une maison de pompes funèbres de la place, tandis qu’à Okondja, familles, amis et connaissances peinent encore à réaliser la disparition brutale de cette jeune femme décrite par plusieurs riverains comme discrète et réservée.
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