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Société & Culture

Rio-Venez-Voir : la municipalité pointée du doigt

Tronçon carrefour Rio-Feu tricolore de la Peyrie

Le constat dressé, place maintenant aux questionnements. Et il y en aura suffisamment, tant la réalité qui se vit sur ce bont de route est loin d'être isolée. Plusieurs espaces publics de Libreville lorsque ce ne sont pas des rues, continuent d'être squattés par des vendeurs ambulants qui, pour justifier leur posture, mettent souvent en avant "l'insuffisance" des marchés municipaux pour les accueillir.

Il y a quelques années, la municipalité de Libreville, sur instructions des plus hautes autorités du pays, décidait de "libérer les trottoirs" et bien d'autres espaces publics occupés de manière anarchique par des commerces.

L'édile de l'époque, Adrien Nguema Mba, procédait ainsi à la destruction des étals de fortune. Le côté noble de cette opération étant d'aider Libreville, la capitale gabonaise, à retrouver son lustre d'antan.

Pourtant, plusieurs mois après ces casses, rien de concret n'a encore été entrepris. Tout au contraire, la nature ayant horreur du vide, les espaces "libérés", notamment au niveau des échangeurs de Nzeng-Ayong, des Charbonnages, au rond-point du PK 12…, sont de nouveau envahis par des commerçants ambulants exposant leurs marchandises ou produits au nez et à la barbe des autorités municipales.

Quoi de plus normal lorsque la municipalité tergiverse.

Du coup, le constat établi sur le tronçon carrefour Rio-Feu tricolore de la Peyrie en passant par le quartier Venez-Voir, n'est, dès lors, que la petite face visible d'une réalité plus profonde : l'incapacité de la municipalité de Libreville à multiplier les espaces commerciaux. À créer des niches de rentabilité durables.

Mais à quoi bon ! Puisque les recettes issues des taxes imposées aux vendeurs ambulants sont régulières et ne laissent aucune traçabilité.

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