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Société & Culture

Autonomisation des femmes : entre discours politique et réalités oubliées

Autonomisation de la femme gabonaise

Célébrée comme un moment d’unité nationale, la Journée nationale de la femme s’inscrit cette année sous le thème : "L’autonomisation des femmes : un challenge de gouvernance publique à l’aune de la Ve République". Un intitulé ambitieux, qui soulève une question centrale : les femmes sont-elles réellement au coeur de la transformation institutionnelle annoncée ?

Les autorités mettent en avant des avancées structurantes, notamment la création de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), présentée par la ministre des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, comme un levier majeur de financement pour les femmes et les jeunes. 

Sur le papier, l’initiative répond à une attente ancienne : faciliter l’accès au crédit et soutenir l’autonomie économique féminine. Mais entre l’annonce institutionnelle et l’impact réel, le fossé est grand.

Pour preuve, dans l’arrière-pays, de nombreuses femmes ignorent jusqu’à l’existence de ce mécanisme. L’insuffisance de campagnes d’information, la fracture numérique et l’éloignement administratif maintiennent une large frange de la population féminine en marge des politiques publiques censées les accompagner.

L’autonomisation ne peut donc se limiter à des dispositifs techniques ou à des discours officiels. Elle suppose une politique de proximité, capable d’atteindre les marchés ruraux, les coopératives agricoles et les associations locales.

Sans appropriation populaire, la BCEG risque de rester une réforme de vitrine à l’heure de la Ve République. Le véritable défi n’est plus d’annoncer des projets pour les femmes, mais de s’assurer que chaque Gabonaise, où qu’elle vive, puisse en bénéficier.

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