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Politique

PDG : reconquête en ligne de mire ?

Blaise Louembe, président du PDG lors du 58e anniversaire du PDG à Libreville

Lors du 58e anniversaire du Parti démocratique gabonais (PDG) à Libreville, puis en différé à Koula-Moutou, son président a décrit un parti meurtri, mais résolu à renaître. Affaibli depuis la perte du pouvoir en 2023, relégué au rang de deuxième force politique après les législatives et locales 2025, le PDG assume sa position tout en affichant son ambition de reconquérir le terrain perdu.

Le ton est à la “résilience”. Blaise Louembe revendique un “lien presque mystique” entre l'ex-parti au pouvoir et la nation gabonaise. “Les grands partis ne disparaissent pas (...) L'histoire du PDG est très loin d'être terminée”, assure-t-il. L’horizon est fixé. La vision, dit-il, “c'est de préparer le PDG à être prêt à l'échéance de 2030”. Une échéance qui correspond aux prochaines législatives et locales. Le PDG entend s’y présenter avec une “nouvelle offre politique” censée répondre aux aspirations des Gabonais.

Mais cette ambition s’inscrit dans une équation politique délicate. Aujourd’hui, le PDG soutient le président Oligui Nguema, saluant une convergence de vues sur l’action publique. Un soutien pragmatique, que Louembe qualifie de “positionnement stratégique”, révélateur d’un parti qui, sans être au pouvoir, reste dans l’orbite du pouvoir. “Nous sommes dans un positionnement stratégique et nous sommes dans une urgence à changer”, a-t-il déclaré. Une ligne de crête délicate d'autant plus que le parti assume accompagner l’actuel Exécutif tout en préparant l’alternance à son profit, le parti de Brice Clotaire Oligui Nguema étant la première force politique.

Redevenu première force politique à l’issue de l'échéance 2030, le parti, qui aspire à reprendre le pouvoir, soutiendra-t-il toujours en 2032 le président Oligui Nguema ? Si selon plusieurs acteurs politiques, les partis qui lui accordent leur soutien l’ont fait pour deux mandats, reste que cette projection vers 2030 engage bien plus qu’un calendrier électoral. Le défi est immense pour le PDG qui doit prouver qu’il peut séduire sans l’appui des leviers du pouvoir. "Les règles du jeu institutionnel ont changé. Nous ne sommes plus au pouvoir", a d'ailleurs rappelé Louembe.

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