La prison centrale de Port-Gentil n'échappe pas au phénomène de surpopulation carcérale. Et le ministre en charge des Droits humains, Augustin Emane, s'en est rendu compte lors de sa visite, lundi dernier.
Construite dans les années 1970 pour accueillir seulement 250 personnes, la grande maison d'arrêt de la cité pétrolière en compte quatre fois plus aujourd'hui, soit 1 007 détenus, selon des chiffres officiels. Soit une surpopulation d'au moins 402,8 %.
Dans le détail, sur ce nombre, 32 femmes y sont en détention dont 15 seulement en situation de condamnées. Les autres, évidemment, sont de sexe masculin. Nombreux en détention préventive, car cette mesure semble avoir été systématisée. Alors qu'elle est définie dans le Code de procédure pénale comme une "mesure exceptionnelle".
La surpopulation du pénitencier de Port-Gentil est donc un état de fait qui n'est pas de nature à valoriser l'image du Gabon, par rapport aux normes exigées en matière de respect des Droits humains en milieu carcéral. De cause à effet, il est de plus en plus difficile de nourrir les personnes privées de liberté.
La bonne nouvelle est l'annonce par le ministre Augustin Emane de la poursuite prochaine de l'opération de mise en liberté d'office des personnes maintenues illégalement en détention. Engagée à Libreville, cette opération a permis la libération de 274 prisonniers illégaux.
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