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Société & Culture

Journée nationale de l'enseignant : Brice Clotaire Oligui Nguema trace les contours d'un nouveau pacte éducatif

Le chef de l’Etat et les membres du gouvernement, lors de la Journée national de l’enseignant

La communauté éducative a célébré, hier, au palais Rénovation, la Journée nationale de l'enseignant. Présidé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, l'événement s'est déroulé en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre d’État en charge de l'Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq. Ainsi que des partenaires sociaux et autres enseignants.

Cette célébration qui intervient quelques semaines après la sortie de la crise qui a paralysé le secteur éducatif gabonais pendant plusieurs mois revêt une importance particulière pour les plus hautes autorités du pays.

Preuve, dans son allocution, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a salué la reprise effective des cours, y voyant le "témoignage du sens du devoir, de votre esprit patriotique et de votre volonté de faire progresser notre Nation". Cette reprise met ainsi fin à plusieurs mois de perturbations, conséquence de mouvements liés aux conditions de vie et aux situations administratives des enseignants. Deux priorités ont été clairement dégagées : la régularisation des carrières et l'amélioration des conditions de vie et de travail. Le chef de l'État a rappelé les efforts déjà engagés, notamment le dégel des recrutements dans la Fonction publique, présenté comme un levier de justice et de reconnaissance.

Toutefois, le président Oligui Nguema a mis en garde contre les blocages persistants, estimant que la grève systématique ne saurait constituer une réponse durable aux revendications. Sur ce, il a invité à toujours privilégier le dialogue responsable et constructif, fondé sur l'intérêt supérieur de la Nation.

Sur le plan des réformes, plusieurs annonces structurantes ont été faites. Parmi lesquelles, la création d'instituts de formation de professeurs d'école dans plusieurs villes à travers le pays, ainsi que le renforcement de la formation continue. Une Commission ministérielle tripartite est également chargée d'élaborer un nouveau statut de l'enseignant adapté aux réalités actuelles.

Le numéro un gabonais a également insisté sur la reconnaissance des enseignants bénévoles et intérimaires. À travers la validation des acquis de l'expérience, leur intégration progressive dans la Fonction publique est envisagée, une mesure présentée comme une réponse à une injustice de longue date.

Mais au-delà des aspects administratifs, le discours du président a par ailleurs mis un accent particulier sur les défis sociaux auxquels fait face la jeunesse. Délinquance, consommation de stupéfiants, perte de repères ou encore décrochage scolaire ont été évoqués comme autant de menaces pesant sur l'avenir des élèves.

Dans cette optique, le chef de l'Etat a appelé à la redynamisation des cellules psychologiques dans les établissements scolaires afin de mieux détecter les situations de détresse et d'accompagner les élèves en difficulté (lire par ailleurs). L'école, a-t-il souligné, doit être un refuge, un espace d'écoute et de lien étroit avec les familles et les services compétents.

Sur le plan financier, l'État s'est engagé à régler les arriérés liés aux vacations et à assurer le paiement des bourses, tout en renforçant les mécanismes de contrôles à travers des audits rigoureux.

Enfin, un geste concret a été posé en faveur des enseignants avec la mise à disposition d'un domaine foncier destiné à faciliter leur accès au logement, traduisant une volonté de valorisation durable de la profession.

En clair, à travers cette célébration, les plus hautes autorités du pays affichent leur ambition de refonder le système éducatif sur des bases plus justes et plus efficaces, en misant sur les équilibres entre réformes structurelles, reconnaissance du corps enseignant et engagement collectif.

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