Le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), par la voix de son porte-parole, s’est prononcé sur l’actualité nationale. En effet, à la faveur d'une conférence de presse organisée à son siège le 11 mars, le RPM a saisi cette occasion pour revenir sur la décision de la Haute autorité de la communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux, pour condamner la récente sortie de l’ancienne première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et porter son regard sur le climat politique.
Sur le premier sujet, Pierre Ndong-Meye a rappelé que le RPM salue l'annonce faite par le ministre de la Communication de la tenue prochaine d'un forum citoyen consacré à la régulation des réseaux sociaux. "Le RPM est, comme vous le savez, fondamentalement attaché à la liberté d'expression. Mais celleci ne doit pas être galvaudée par certains qui, tapis derrière leurs claviers, utilisent les réseaux sociaux pour porter atteinte à la dignité des autres citoyens, proférer des menaces ou pour troubler l'ordre public", a-t-il déclaré.
Pour le porte-voix de cette formation politique, "la liberté d'expression consacrée par la Constitution gabonaise s'exerce sous réserve du respect de l'ordre public, des valeurs éthiques, culturelles et ancestrales de notre pays".
Revenant sur la sortie de l’ancienne première dame sur France 24, il a indiqué que le RPM considère cela comme "une stratégie de désinformation visant à jeter le discrédit sur les autorités gabonaises". Et d'ajouter : "Cette dame tente de se victimiser, faisant fi des actes qu'elle a posés, pensant que les Gabonais sont amnésiques".
Interrogé sur la sortie de l’opposition, Pierre Ndong-Meye juge que "certains acteurs politiques de ce bord qui se cherchent et qui ont brillé pendant des années, plus par opportunisme que par compétence au sein du régime déchu, prétendent aujourd'hui se poser, toute honte bue, en défenseurs du peuple, en donneurs de leçons et en alternative crédible".
Pour lui, "le peuple ne doit pas se laisser distraire par des manoeuvres sordides et désespérées de quelques individus irrémédiablement jetés dans les poubelles de l'Histoire". "La majorité présidentielle est en marche. Il y a des concertations qui se font. Et de notre côté, les choses se mettent en place", a-t-il conclu.
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